KATUTURA


vendredi, octobre 30, 2009
 

AU COEUR DE L'ACTUALITE (4)
  • Aujourd'hui, une trentaine de consœurs étaient réunies ici pour échanger des idées au sujet du sens de la présence de « Sœurs » au cœur de notre monde en « mutation ». Mutation: perspective à la fois désespérante et fascinante! Désespérante (c'est mon sentiment personnel) parce que le fait que les « institutions » tous azimut se trouvent confrontées à la possibilité à court et moyen terme à disparaître. On hésite à en prendre conscience!
Fascinante, selon moi, car « mutation » ou l'évolution accélérée d'une société est douloureuse, peut-être mortelle, mais débouche sur ce qui est nouveau! Car la vie continue et nous avec. D'autre part, en ce temps de crise, les ouvriers ne sont-ils pas souvent mutés, sans consultation préalable! Pourquoi serions-nous épargnées?
  • Mystérieux, drôle, triste ou un défi?
Actualité: Les cimetières de Londres affichent complet. Un appel à la «cohabitation» a donc été lancé. http://www.tdg.ch/actu/monde/londoniens-invites-faire-tombe-commune-2009-10-29 Relisons l'article: Je comprends que, pour la parenté restante, cela peut être traumatisant. Mais qu'en pensent les premiers concernés? Les morts? On peut élargir la réflexion ad infinitum. Un chrétien partager une tombe avec un athée? C'est possible? Mais pour ce soir, voici la continuation du texte d'Albert.
L'espoir en des temps de désespoir (Albert Nolan) (suite)
Que signifie avoir confiance en Dieu ?
Avant tout, pour citer le Psaume 146, cela signifie que nous ne plaçons pas notre confiance dans des princes. « Ne mettez pas votre confiance dans les princes, dans le fils de l'homme, qui ne peut sauver. … Heureux celui… qui met son espoir en Yahweh, son Dieu! » (146,3 ;5). Nous ne pouvons avoir confiance dans les promesses des princes : des princes politiques ou industrielles ou même les princes de l’église. Il est évident que cela nous aide d’avoir de bon leaders, mais finalement, nous ne pouvons baser notre espoir dans un leader humain. Non seulement parce que tous les humains, dont nous, sont faillibles, faibles et susceptibles de faire des erreurs, mais surtout parce qu’aucun de nous, individuellement ou collectivement est assez puissant ou savant pour sauver le monde. Nous ne pouvons pas non plus placer tout notre espoir et notre confiance dans quelque institution : parties politiques, églises, gouvernements, fournisseurs d’électricité comme Eskom (centrale électrique, cm). Nous ne pouvons pas non plus placer notre espoir dans quelque idéologie : les idéologies du socialisme ou du libre marché ou même de la démocratie. Placer tout notre espoir et confiance en Dieu signifie que nous ne pourrions donner de la valeur et apprécier la contribution des princes et des institutions et des idéologies. Enfin, simplement, nous ne les traiterions pas comme la base absolue et influençable de nos espoirs d’avenir. Nous découvrons précisément aujourd’hui à quel point cela manque de fiabilité.

La dernière tentation revient à n’avoir confiance en personne sauf en nous. Je suis le seul à savoir ce qui est bon pour le monde. Si seulement ils m’écoutaient tous!



jeudi, octobre 29, 2009
 

AU COEUR DE L'ACTUALITE (3)

L'actualité est aussi lumineuse. Comme le bourgeon s’épanouit en rose, « La dernière rose de l’été » peut-être. Et le cœur, comme un bourgeon gonflé d’un trop-plein de vie s’ouvre au bonheur.
Cette actualité, je la dois à la rubrique « Blogs de 24 heures ». Des Internautes de Hong Kong et de Bulle se rencontrent ici. Pour la première fois ! Bien vivants, heureux, comme si on s’était connu depuis toujours, ou presque. Il ne faut donc jamais dire que les rencontres sur Internet ne sont que virtuelles ! L’esprit, la beauté, l’amitié vraie, le respect, l’Amour, oui, peuvent fleurir et porter beaucoup de fruits dans et par les blogs. Merci au «Service de 24 heures ».
Nous sommes partis pour une journée d’amitié, de partage, tout en explorant la Gruyère dans le chatoiement des feuillages or ambre cuivré, paisible, éveillé, notre regard tourné vers l’espérance au cœur même de la nature ! Nos cœurs unis en Dieu, en la VIE. Nos pieds fermement plantés sur la réalité, sur laquelle nous réfléchissons avec Albert:

L’Espoir en des temps de désespoir
(Albert Nolan) (suite)

Cependant, tout le monde n’est pas désespéré.
l y a des signes d’espoir comme
les nouveaux gouvernements pro-pauvres
d’Amérique latine (Bolivie, Équateur, Paraguay,
Venezuela et Brésil) et l’élection de
Barack Obama aux Etats-Unis. Mais les
signes généraux perçus traduisent plutôt
davantage de pertes et de morosité, plus
de souffrances et de misère pour les pauvres.
Le réchauffement et les changements
climatiques nous menacent encore plus, tout
comme le manque de volonté politique d’instaurer
les changements nécessaires à
sauver la planète. Ceux qui travaillent dans
ce domaine commencent à douter que la
vie humaine survive sur cette planète, sans
parler des autres formes de vie.

Cependant, je souhaite discuter du glissement
de l’espoir vers le désespoir qui n’est
pas un désastre. C’est une magnifique nouvelle
opportunité de développer un véritable
espoir Chrétien.

ESPOIR CHRETIEN

Pour un véritable Chrétien, il y a de l’espoir.
Il y a toujours de l’espoir. Dans les mots de
Paul, nous espérons en nous appuyant sur
l’espoir, c’est-à-dire, nous gardons espoir,
même lorsqu’il ne semble y avoir aucun signe
d’espoir.
Pourquoi ? Parce que notre espoir n’est
pas basé sur les signes. Notre espoir se base
sur le Seigneur et rien que le Seigneur. Nous
mettons tout notre espoir et notre confiance
dans le Seigneur. Ou du moins nous essayons.
Mais que cela signifie-t-il de placer tout
son espoir et sa confiance en Dieu ? C’est la
plus grande question théologique de notre
temps. C’est une question particulièrement
difficile pour beaucoup de personnes.
Aujourd'hui, Dieu est mort ou hors de
propos, un concept dénué de sens. Pour
beaucoup, placer tout son espoir et sa
confiance en Dieu sonne comme un pieux
espoir.

Que signifie avoir confiance en Dieu ?



 


AU COEUR DE L'ACTUALITE (2)


Cher amis, c'est un jour radieux en Gruyère et bien au-delà. L'au-delà, c'est aussi l'Europe, le Moyen Orient, l'Afrique, l'Asie. Des millions de gens qui n'ont d'autre choix que de vivre, dans trop d'endroits, de survivre, dans encore trop d'endroit de mourir. Et l'actualité nous force à la solidarité, au moins, et c'est trop facile, par la prière et la pensée! Pascal Holenweg a titré sa note: « Et Dieu dans tout ça ?» (voir son blog: Cause toujours) David déjà posait la question: « ...ils me demandent: «Ton Dieu, où est-il donc?» Le chercher, le découvrir, et être « conséquent ». C'est le défi au cœur de l'actualité.

L’Espoir en des temps de désespoir

(Albert Nolan) (suite)

Mais depuis, nos espoirs se sont graduellement érodés

et aujourd’hui le sentiment général n’est que

désillusion et désespoir. Plus tôt, à travers le monde, plusieurs millions de personnes ont placé leur espoir d’avenir dans l’avènement
  • d’un monde socialiste d’égalité et de partage.

Mais à mesure que les gouvernements communistes d’Europe de l’Est et d’Union Soviétique devenaient plus totalitaires et oppressants, voire même s’annihilaient, cet espoir futégalement réduit en cendres.

Puis vint l’âge de l’expansion
  • capitaliste et de l’économie du marché libre.

Il fut dit que le marché résoudrait tous nos problèmes à condition que nous ne le régulions ni interférions.

La perspective d’une croissance économique illimitée et d’un développement économique mondial ont donné beaucoup d’espoir à certaines personnes. Cela dura assez longtemps. Mais aujourd’hui que la bulle a également éclaté au moment de la
  • chute des banques et des économies, le marché nous a trompé.

Pour certains ce n’est qu’une cause de désespoir supplémentaire, particulièrement depuis que cela signifie que les pauvres seront encore plus pauvres
qu’avant.

  • L’Eglise aussi est très abattue. Le second Concile de Vatican nous a empli d’une excitation pleine d’espoir sur l’avenir de l’église. C’était comme si nous passions d’une église autoritaire et hiérarchique à une liberté radical de Jésus et de l’évangile.

Mais depuis, l’ensemble des bénéfices du Concile ont été lentement, mais sûrement ébranlés et retournés. Ajoutez à cela les scandales sexuels et la façon dont ils ont été couverts par l’église
avec le manque actuel de vocations à la prêtrise et vie religieuse et vous obtiendrez une formule démoralisante et désespérante.
  • Espérance de vie dans notre monde
Cependant, tout le monde n’est pas désespéré.

(à demain)



mardi, octobre 27, 2009
 

JESUS AU COEUR de l'ACTUALITE L’Espoir en des temps de désespoir
Il y a quelque temps que mon ami Albert a écrit ce texte très actuel et (avec son encouragement) je le partagerai avec tout le monde, comme des petites fleurs d'espérance malgré tout! (La traduction de l'Anglais en Français est faite par les Dominicains.) En fait, tout au long des 24 heures d'une journée, je peux basculer du désespoir à l'espoir, selon ce qui se passe, ce que je ressens de la vie des gens, (l'actualité) ce que je vois, ce que j'entends... ce que les médias en rapportent! Par exemple, l'état de l'Église catholique, même « si on fait comme si » :
a) dans mise au point de hier soir http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=343901&sid=11390329&cKey=1256577130000 et
b) dans Temps présent de ce soir http://www.programme-tv.net/culture-infos/r2172-temps-present/1794478-le-crime-du-vatican/
c) dans les infos, l'Actualité sur google, de ce mardi matin: j'y cherche des indices de Bonne Nouvelle! Pas de discours pontifiants, des faits, des histoires vraies, des contes! Tout le bien, le bon, le beau, qui se fait concrètement, et n'intéressent pas les médias, pourrait transformer, en partie du moins, le contenu du TJ de 19h30! (C'est vrai que certaines émissions sont positives et intelligentes, en dehors du TJ). « Témoigner de l’espérance qui est en nous ».

Peut-être que ,ce qu'écrit Albert sera justement, ces prochains jours, un signe d'espérer malgré tout! Un monde nouveau est possible, une autre Église est possible! Un autre TJ est possible, il ne s'agit pas de la forme, mais du contenu!
A la Soupe de dimanche passé, Laurent Flutsch – incarnant Jésus, dans le sketch, était sommé de revenir sur Terre!» (http://www.rsr.ch/podcast.aspx?rss=la-soupe) Et Jésus n'en voulait pas entendre parler! Après sa première expérience. Laquelle se répéterait! Parce que, justement, Il est dans l'actualité, Jésus et c'est à nous de le découvrir pour mieux agir! Que serions-nous s'Il n'était avec nous? L’Espoir en des temps de désespoir (Albert Nolan) http://www.op.org IDI - 468/ Janvier ‘09
INTRODUCTION
La théologie dans laquelle moi et d’autres nous sommes engagés en Afrique du Sud a été décrite comme une théologie contextuelle. Les questions théologiques desquelles nous traitions étaient des questions qui émergeaient de notre contexte social qui était principalement celui de l’apartheid et de la lutte contre l’apartheid. Le contexte aujourd’hui est différent, très différent. C’est bien plus compliqué et pas si simple à analyser et définir. L’une des grandes caractéristiques de notre temps, néanmoins, dans le monde entier et particulièrement en Afrique du Sud est le désespoir. Nous vivons un temps de désespoir. Il y a des siècles, nous connaissions l’espérance et l’optimisme sous une forme ou une autre, politique, économique, scientifique et religieuse. Actuellement, presque tout le monde est submergé par le désespoir. C’est notre nouvel environnement ou du moins le plus communément ressenti de notre temps. C’est dans ce contexte qu’en tant que Chrétiens, nous sommes appelés dans les mots de la Première Lettre de Pierre « à témoigner de l’espérance qui est en nous ». Nous commençons par une brève analyse de l’espoir du passé qui a cédé la place au désespoir actuel. (à demain)
NOTRE ERE DE DESESPOIR
Le 17e siècle en Europe a donné naissance à un grand souffle d’optimisme. Il fut appelé l’Âge de Raison. Les philosophes et les scientifiques de l’époque se séparèrent de l’autoritarisme de l’église pour n’utiliser que la raison et devinrent optimistes à propos de ce qu’on appelait alors « le progrès humain ». Ils étaient convaincus qu’en faisant confiance à la raison et au raisonnement scientifiques, les hommes réussiraient à résoudre leurs problèmes. Progressivement, étape par étape, ce rêve se transforma en cauchemar. Cette méthode apporta de nombreux gains et profits, mais à nouveau, les hommes finirent par devenir déraisonnables, cruels et égoïstes. La Révolution Françaises et la Révolution Russe devinrent très oppressives. L’Allemagne nazie fut profondément inhumaine. Le colonialisme fut tout sauf raisonnable et progressif. Aujourd’hui très peu de gens continuent de croire que la science saura résoudre seule tous les problèmes. En Afrique du Sud l’espoir fut généré par la lutte elle-même et par sa réussite dans le démantèlement de l’apartheid, par les accord négociés, par la transition relativement pacifique vers la démocratie, par notre nouvelle constitution et par le leadership charismatique de Nelson Mandela.



samedi, octobre 24, 2009
 

Méditation

Taoist Tradition

« Quand l'homme vient au monde, il est souple et faible ; quand il meurt, il est roide et fort. Quand les arbres et les plantes naissent, ils sont souples et tendres ; quand ils meurent, ils sont secs et arides. La roideur et la force sont les compagnes de la mort ; la souplesse et la faiblesse sont les compagnes de la vie. C'est pourquoi, lorsqu'une armée est forte, elle n’emporte pas la victoire. Lorsqu'un arbre est devenu fort, on l'abat. Ce qui est fort et grand occupe le rang inférieur ; ce qui est souple et faible occupe le rang supérieur. » http://taoteking.free.fr/interieur.php3?chapitre=76 Tao Te Ching

« Toi qui es la VIE, épargne-moi une mort prématurée
Libère-moi des afflictions des croyants
Dont le cœur s’endurcit chemin faisant !
Permets que mon cœur ressemble
Au saule vert tendre et souple sous les doigts du vent
Il s’incline gracieusement à l’approche de l’orage
Et se redresse comme un sourire de vie nouvelle
quand s’éloigne la tempête !
S’il te plaît, Abba très aimant
Que la force de ton Esprit me pénètre !
La force d’être flexible et pleine d’élan quand même
Crée en moi un cœur de semeur de vie
Tendre et humble
Aide-moi à suivre l’eau ta Fille
Au niveau le plus bas, par nature !
Lâchant prise de tout, alors que le plus dur rocher
S’enfonce dans le sable, dompté par sa douceur !
L’eau me révèle la sagesse du Tao
« Les forts et les puissants tomberont
les faibles et les humbles resteront debout
dans ta lumière .» (ma traduction libre, pardon à Ed pour mon audace !)
(De « Prière d’un pèlerin de la planète » par Ed Hays)

Ci-dessous le texte en anglais de l’auteur :

Taoist tradition

We are born gentle and weak. At death we are hard and stiff. Green plants are tender and filled with sap. When they die they are withered and dry. Therefore the stiff and unbending are the disciples of death. The gentle and yielding are the disciples of life. Lao Tzu from the Tao Te Ching
“Free me of that affliction of believers
who so easily become rigid of heart
in their journeys to you.
Make my heart like the green willow tree
that easily bends in the wind,
that bows gracefully before the storm
only to raise its head again with renewed life
when the angry clouds have moved on.
Fill me this day, I pray,
with the strength of your Spirit,
the strength to be flexible and ever-green.
Create within me the heart
of a disciple of life,
a heart that is gentle and meek.
Let me learn a lesson from your daughter water
who seeks the lowest path,
ever yielding and humble,
yet wears down the strongest stones into sand.
In her I see the wisdom of the Tao:
“The hard and strong will fall;
the soft and meek shall overcome.”
From Prayers for a Planetary Pilgrim by Ed Hays
On peut recevoir gratuitement les messages de Hed Hays à l’adresse suivante : http://ncronline.org/node/15471




vendredi, octobre 23, 2009
 


Temps présent : La machine fédérale contre l'immigration

« Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. » (Marcel Proust) (Beaucoup d'étrangers, chez nous, font la douloureuse expérience du temps!) Hier, le 23 octobre 2009 à la TSR 1ère

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=370500

Présentée hier soir à la TSR, cette excellente émission ne montrait pourtant que le sommet de l’iceberg. Qui pourrait s'endormir tranquillement après avoir vu ce que l'application de la loi, acceptée par une faible majorité de notre peuple, fait à nos frères et sœurs en humanité?
Oui, l'apartheid légal, le rejet de l'autre existe chez nous. Depuis longtemps, j'ai recherché la chronologie:


http://www.google.ch/archivesearch?q=chronologie+des+nouvelles+lois+sur+l%27asile+en+suisse&scoring=t&hl=fr&um=1&sa=N&nav_num=100

25-26 septembre 2004
27 septembre 2005
14 septembre 2006
15 avril 2009 : La Suisse veut durcir ses lois sur l’asile et les étrangers

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Forcément, d'avoir travaillé longtemps à la Coordination SOS-ASILE-JURA, avec les demandeurs d'asile m'a marquée. La réflexion suivante a surgi du contexte de l'Asile:

Qu'as-tu fait de ton frère?

Il s'agissait de faciliter la naturalisation des étrangers en Suisse.
La Suisse, un pays riche en personnes âgées, respectés, néanmoins au seuil de l'éternité;
un pays en manque de jeunes des deux sexes, des jeunes habités par leur force vivre, pour continuer la création d'un monde aux vastes horizons;
un monde aux senteurs et aux couleurs de l'espérance du partage. D'un avenir de justice et de paix.
Quelques années à passer sur cette petite terre avant de rejoindre l'Amour. Notre Abba, notre créateur à chacun!
Un monde sans systèmes, sans frontières, sans barrières! Un monde arc-en-ciel, et chaque couleur est infiniment précieuse pour l'ensemble.

Des jeunes de tous pays sont pourtant là, ils ont fui des systèmes inhumains, ils ont franchi une multitude de frontières, ils sont arrivés en Suisse, ils ont demandé "l'asile".
Les autorités suisses leur ont répondu ni oui ni non…
les laissant attendre, attendre dans l'incertitude et l'angoisse des années durant… des enfants sont nés, de vrais petits helvètes nés chez nous et qui se plaisent à l'école.
Le «chez vous est chez nous. » Une génération, deux, voire trois…
L'espoir vire au désespoir à mesure que l'horloge tourne et les calendriers changent de chiffres!
Ce week-end du 25-26 septembre 2004, par exemple, et ça se répète encore et encore (voyez la chronologie) jour de votation, on a dit NON aux étrangers. On a bien un peu honte, mais sécurité oblige! SECURITAS prospère! Plus on a peur plus on se verrouille, nous dedans, eux dehors.

Que faisons-nous de nos frères en leur disant: "NON, pas de place, surtout si vous êtes bronzés, surtout si vos cordes vocales sont plus élastiques que les latine!

Mais c'est quand même Jésus qui a droit au dernier mot: « Qui vous accueille m’accueille, et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé » (Mt 10, 40).



mercredi, octobre 21, 2009
 

Un p’tit coin d’paradis

http://www.youtube.com/watch?v=3ZWsBKKmUoY

Réflexion… et questions de GASTON au Bon Dieu :

Cher Bon Dieu, t’as vu Infrarouge à la télé hier soir ? Des averses de mots polis pour dire que l’islam, c’est potentiellement dangereux, violent, pour dire qu’on a le droit d’afficher le virus de la peur en rouge et noir sur croix blanche, pour dire que, un minaret, ça fait mal aux yeux et le muezzin ça écorche les oreilles et les femmes voilées (sauf si c'est des Sœurs) ça fait peur!

http://infrarouge.tsr.ch/

Qu’est-ce que tu en penses, cher Bon Dieu ?

De l’autre côté, des averses de mots polis pour dire le contraire : pour dire que, en Suisse, on est tous suisses. Basta. Chacun a le droit à sa religion, à sa prière, à son Dieu. Beaucoup de mots très sages mais parfois très difficiles lorsqu’il s’agit de croisades, d’antécédents de Dachau… de grandes idées de démocratie à construire.

Ces religions : quel problème ! Les querelles et les guerres de religion ! Des fidèles de religions différentes se tapent dessus.

Pourquoi ? Cher Bon Dieu, pardon !

T’as vu et tu vois encore, tu entends, cher Bon Dieu Créateur, quand on claironnait et claironne encore que les « cafres » sont bêtes, et les blancs sont malins, les « cafres » sont païens, et les blancs sont chrétiens, les « cafres sont sauvages, et les blancs sont civilisés ?

Qu’est-ce que tu en penses, cher Bon Dieu ?

Toi qui les aimes tous inconditionnellement, et chacun, avant qu’il soit né ? Par nom, précieux comme une note de musique dans le plus beau des psaumes !

Moi, Gaston, petit garçon culotté peut-être, j’ai des questions sérieuses à te poser. Écoute-moi bien : il paraît qu’au bout de la route se trouve un paradis, c’est écrit dans le « caté » des catholiques à l’école. Mais tu connais la chanson du cher Georges Brassens: Un « p’tit coin d’paradis » pour s’aimer pour toujours dessous ses ailes !

Tu crois qu’il y aura un p’tit coin d'paradis pour les musulmans aussi ? Un p’tit coin pour les chrétiens, un p’tit coin pour les hindous, un autre pour les athées, un autre pour les juifs, un pour les bouddhistes, un pour les juifs, un pour les animistes… ??? Chacun dans p'tite boîte? A part?

Tu crois, cher Bon Dieu, cher Abba, que, quand on sera tous ensemble dans ce

"p’tit coin de paradis-ton-cœur", tu crois que l’UDC lancera une initiative et demandera un pt’t coin spécial pour eux tout seuls ? Les chrétiens voudront un p’tit coin pour eux tout seuls ? Ainsi de suite… Vraiment cher Bon Dieu, j’emploie un gros mot : mais je n’en trouve pas d’autre, tout ça, c’est absurde, c’est con ! And I am baffled ! Je radote, pardonne-moi, cher Bon Dieu! Mais tu ne nous a pas fait comme ça! Alors qu'est-ce qui nous fait perdre ton rêve en nous?


Ces religions vont-elles, au Paradis, encore se taper dessus comme elles le font depuis des siècles en route vers toi. Pire, elles le font « en ton nom » !!!

Qu’est-ce que tu en penses ?

C’est vrai qu’il y a ton Fils et notre frère bien-aimé : Jésus, ce paysan juif, Fils de l’Homme. Qu’est-ce qu’on en fait, dans la vie de tous les jours, de Jésus ? Jésus, un homme de paix! Il dit OUI pour OUI, et NON pour NON ! Il a dit que « Tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée » (Mt 26 : 51- 52). Il a été exécuté pour avoir dit la vérité. Il détestait la violence et l’épée, Jésus et, aujourd’hui, même le Vatican a ses soldats, sa police ! Dans mon pays natal, on est même fier d’eux :

Tu y comprends quelque chose, cher Bon Dieu?

Toi qui n’es qu’AMOUR ? Et qui n’a rien dit quand les gendarmes t’ont arrêté ?
Les grandes personnes n’ont pas de réponse à mes questions, et quand elles parlent, je ne comprends pas un mot de leur jargon !

Qu’est-ce que tu penses de la vie, cher Bon Dieu ?

Toutes ces questions dans ma tête, alors je ne dors pas bien, elles me turlupinent … jusqu’au moment où, au bout de mes forces, je t’entends me dire à l’oreille: « Toi et moi, on est UN, ne te casses pas la tête avec ces religions!

Mon Esprit, en toi, ça suffit. A demain matin ! »



lundi, octobre 19, 2009
 

Clochers et minarets
Clocher et minaret à Komotini Exemple de cohabitation architecturale à Komotini (Thrace)

Je crois parfois voir poindre dans notre cher pays le spectre mortifère et nauséabond de l’apartheid sud africaine! Surtout lorsque les affiches hideuses de l’UDC polluent le regard des enfants, des adultes, et humilient nos compatriotes, les Suisses d’origine arabe et/ou musulmane. On perçoit le dégoût, la peur, l’inquiétude et surtout la confusion à mesure qu’avance le 29 novembre, alors qu’on votera au sujet des minarets et de l’exportation de matériel de guerre !

« Selon moi, un NON à l'initiative UDC visant à interdire des minarets chez nous, et un OUI à l’interdiction d’exporter du matériel de guerre ! » On entend dire : «Faudra pas qu’on se trompe ! » Personne ne se trompera, il y va de notre dignité humaine.

· L’affiche UDC, je crois, provoque plus de dégoût que de peur des autres, en fin de compte. La convivialité avec les suisses musulmans qui habitent le même pays, payent des impôts, voyagent en train ou en bus, débouche souvent sur un dialogue autour d’une table. On ne touche même pas à la politique. Parce que nos soucis communs sont plutôt les conditions de travail, l’inquiétude de l'emploi, du chômage, de la scolarité des enfants et de la santé de tous.

· Que des uns aillent au temple, à l’église ou dans un local quelconque le dimanche, avec ou sans clocher, et que des autres aillent le vendredi à la mosquée ou dans un autre endroit propice à la méditation, pour tous, c’est simplement pour nous sentir proches, consciemment UN avec notre Créateur, notre Dieu unique a, pour toujours « planté sa tente au milieu » de l’espèce humaine (Ex. 40 :34-38 et saint Jean 1 : 1-5).




samedi, octobre 17, 2009
 

Mon Thabor

Méditation

C'est arrivé une fois dans la vie de Jésus d'être totalement lui-même, libre, totalement envahi par la Paix et l'AMOUR. C'était pour Lui un hors espace temps. L'extase! Son apparence physique était translucide, une douce lumière. La Tendresse. Ceux qui l'ont vu ainsi en furent également marqués. Tant et si bien qu'ils voulaient que ça dure! Terriens comme l'étaient ces pêcheurs de poissons quotidiens pour nourrir la famille, l'extase, comme l'étoile qui plonge son regard dans le tien et te tient captif dans sa lumière, l'extase est une expérience unique. Intemporelle. On ne peut espérer que ça dure, sinon à travers la mort.

C'est arrivé une fois dans ma vie d'être totalement libre, imprégnée d'une paix sensuelle, envahissant le cœur, le corps, l'esprit. Libre comme un oiseau hors cage et qui n'en revient pas de réaliser que Dieu lui a donné des ailes pour voler.
Ce n'était pas hors espace temps pourtant, mais le bonheur calme et tendre est intemporel.

Durant un mois, oui, 30 jours complets, j'ai vécu à Büyükcekmece/Istanbul, à 20 mètres de la mer Marmara. Pas de voitures, pas de kiosques ni de journaux pas de boîtes aux lettres. Des aliments de base sur une charrette poussée sur la route par un jeune homme, une femme. Des gens partout, jeunes, vieux, enfants, qui marchaient lentement le long de la ruelle ombragée et se hâtaient vers les vagues et leur beauté et leur musique et leurs innombrables signes d'amitié.

C'était les vacances, juillet-août, sur cette plage non touristique, et tranquillement vibrante de cette population musulmane des alentours et d'Istanbul. Une plage très allongée où je distinguais trois secteurs non définis, celui de tout le monde, celui avec des chaises-longues, et des parasols, celui « meublé de tables », de parasols également. Des jeunes étudiants/tes d'Istanbul gagnaient un peu d'argent en servant des boissons, et même de la nourriture offerte par un modeste estaminets sans parois, avec une espèce de toit soutenu par des colonnes. Une soixantaine de mètres en amont de la rive, une mosquée psalmodiant, du haut de sa tour élancée, une mélopée d'environ 60 secondes, juste pour te rappeler que le « Hors espace temps » est intégré dans notre vie ou que notre vie est intégrée, déjà, dans la plénitude du moment présent! Quel merveilleux mystère !


L'atmosphère couleur ambre, dorée, ocre, cuivrée, turquoise, tout l'arc-en-ciel en mouvement, je la ressentais, cette atmosphère comme une purification, un souffle de Paix. Je n'ai pas d'autres mots! J'étais, je crois, comme un petit caillou blanc sur cette terre de bronze nacré! J'avais une feuille de papier avec une liste de mots essentiels que je m'efforçais de bien prononcer qui ravissaient mes interlocuteurs! Des lueurs de tendresse dans ce regard riche de l'âme de l'Asie, de l'Europe, de l'Afrique en un seul point de rencontre: Bûyükcekmece! On se sentait proche du "paradis originel" situé, dit-on, entre l'Euphrate et leTigre!

Du yogourt liquide, Ayran, le Simit (pain) du matin, le thé « çay », les tomates joufflues, et Oh! Les épis de maïs juste à point! Les choses étaient mises, soit dans mon sac, soit sur le banc, sur le mur du jardin... Ou encore, une porte s'ouvrait lorsque je passais et, en anglais, j'entendais: « you come eat with us?! Prier était aussi naturel que respirer: je lisais «Suivre Jésus aujourd'hui », et je restais des heures à méditer, jouir, simplement être. C'est tout.

Une expérience quasi mystique du Thabor avant de redescendre dans la plaine.
Plus de 20 années durant après mon retour d'Afrique, j'ai pu travailler avec SOS ASILE JURA et j'ai rencontré des personnes des régions asiatiques, africaines, turques. Force était de lire, d'étudier, d'essayer de comprendre le lieu d'origine de l'autre! Et les multiples problèmes qui poussent des personnes à l'exil! J'ai aussi pu sentir la nostalgie, trop souvent dissimulée derrière un sourire poli, de leur terre natale.

Mon Thabor, une belle leçon d'humilité.



Et j’ai confiance qu’aucun système ne me ravira la Paix de Jésus, et dont j’ai fait l’expérience au cœur d’une population musulmane.



vendredi, octobre 16, 2009
 

Le télé journal

Ceci est la nourriture de votre esprit

Tout est politique, avec ou sans ambition. Soit nous nous impliquons dans la politique car cela concerne notre vie quotidienne. Soit nous laissons faire, flottons à vau-l’eau grappillant quelques miettes de promesses non tenues une fois les chefs au pouvoir ! Soit nous sommes conscients des réalités, nous les analysons si possible en groupe, nous cherchons la meilleure manière d’agir, y compris en politique. Et nous voulons écouter et lire « les informations avec une oreille critique » Les journaux et la RSR 1ère sont là pour nous informer objectivement. Mais malheureusement nombreux sont celles et ceux qui s’informent en « regardant le télé journal ! » Cela va plus vite ! J’ai beaucoup de mal à croire que ce télé journal est objectif, dans tous les cas pour ce qui concerne notre pays, la France, l’Italie ! Une lumière, ce matin, juste 1 minute de 07h47 à 07h48 au Journal du matin de la RSR 1ère : Le populisme médiatique Par Fabrizio Sabelli, anthropologue et économiste. Mais écoutons : « Voici un plat très apprécié par la plupart des téléspectateurs gourmands des pays riches que vous pouvez préparer, s’il vous arrive d’avoir des ambitions de politiques. http://podcast.rsr.ch/media/chroniqueurs-ext/chroniqueurs-20091016.mp3
Recette :
1. Sélectionnez d’abord pendant vos soirées devant le petit écran, les ingrédients de base, à savoir : des images d’étrangers au fasciés menaçant, habillés en tuniques brodées si possible, quelques scènes de manifestants de pays riches qui réclament le départ de tous les intrus, et les portraits d’une jeune femme victime d’un viol. 2. Évitez d’inclure dans la recette des ouvrages qui traitent de justice sociale, de tolérance et de respect, et encore moins des rapports de sociologues et d’économistes sérieux. 3. En revanche, vous pouvez ajouter une bonne dose de mensonges arrosés de faits divers bien pimentés. 4. Mélangez le tout avec soin jusqu’à faire disparaître totalement le goût des autres. 5. Servez ce beau plat à des millions de voyeurs télévisuels affectés d’illettrisme latent avec une recommandation : 6. Mangez en tous sans modération : ceci est la nourriture de votre esprit Si vous avez bien noté cette recette sur votre carnet, vous allez comprendre comment, dans nos pays, certains politiciens de manière inattendue, gagnent des élections.
Ah ! j’ai oublié de vous dire le nom de cette recette : umberto eco d’amour et des mots : L’appel populisme médiatique. C’est la dernière trouvaille d’un peuple qui avait déjà inventé le fascisme et la mafia. Avec un immense merci à la Radio SR et à Fabrizio Sabelli! http://www.mic.usi.ch/sabelli_cv.pdf

MULTO GRAZIE



 

FOOT



Les footballers suisses iront en Afrique du sud jouer au foot!

« La troupe d'Hitzfeld ayant obtenu le point nécessaire à sa qualification face à Israël (0-0). » Tant mieux.

Nelson Mandela en 2004, le jour de l'attribution du Mondial 2010 à l'Afrique du Sud. Photo:


Mandela, Héros de l’Humanité, sera encore parni, on l’espère vraiment !

Il serait bon que les footballeurs suisses et leurs supporters lisent, ou relisent, d’ici là, « Un long Chemin vers la Liberté ».



Collection : Littérature Documents

Traducteur : Jean Guiloineau


Car c’est grâce à ce long chemin, qu’il sera possible de jouer du foot au stade Mandelabay en 2010 à Port Elizabeth.


Pour en savoir plus sur l’Afrique du sud, son histoire, son peuple :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Afrique_du_Sud






mardi, octobre 13, 2009
 



RSR 1ère de 07h37 jusqu’à 07h49

A Genève, les socialistes sont en baisse. Dimanche passé, le 11.10, 09. le « PS a lâché deux sièges et dispose encore de 15 représentants au Grand Conseil. »

Ailleurs en Suisse aussi. Dans le reste du monde aussi.
Qu’est-ce qui se passe ? J’ai souri lorsque Andréas Gross, l’invité du journal de ce matin a déclaré : «à Genève, le PS a moins baissé qu’ailleurs ! C’est un soulagement. »
J’ai écouté attentivement cet homme intelligent parler de ce qu’il a ruminé dans sa recherche intellectuelle, il répond aux questions simplement, sûr de lui, sans arrogance. Ecoutez ou réécoutez à l’adresse en tête, ces quelques minutes d’entretien. Cela va bien au-delà d’une politique banalisée, forme et fond confondu.

Les politiciens, devraient « retrouver la capacité de travailler avec ceux qui souffrent de la conjoncture - les pauvres, les chômeurs – écouter leurs peurs matérielles, existentielles, Réfléchir avec eux… envisager des manières d’agir, prendre conscience que l’existence sociale est en danger. Sortir de du système institutionnel, se frotter à la vie laborieuse de la société, afin de conscientiser, d’influencer celles et ceux qui restent au-dedans des murs et exercent le pouvoir. La liberté existe … et la substance de la vie n’est pas un destin ! Le Marché domine la politique ! Il faut retrouver la capacité de la réflexion avec les gens. La peur a besoin de bouc émissaire, l’UDC exploite la peur et les peurs en brandissant le grand danger : l’étranger ! Le bouc émissaire. Tous les moyens sont bons et l’affiche des minarets et de la burqa en témoignent ! Les Libyens lisent-ils la presse suisse ? Seront-ils prêts à négocier (la libération de deux suisses), avec un pays qui montre son mépris pour les musulmans où qu’ils se trouvent, cette affiche fait autant de mal aux suisses qu’aux musulmans. »
Voilà, en vrac, quelques phrases entendues ce matin et elle a provoqué la réflexion qui suit:

Ma réflexion : la méthode : voir, réfléchir agir, de Josef Cardjin, refaisait surface là où je n’aurais osé l’attendre. Le mouvement de la Jeunesse chrétienne internationale, toute race, toute religion confondue : la Jeunesse ouvrière, estudiantine mondiale peut rebondir, c’est le moment juste !


Ce mouvement fut l’élément le plus important, avec l’ANC, dans la lutte du déracinement de l’apartheid en Afrique du sud. La JEC, JOC suisses ont collaboré avec le mouvement sud africain YCS, YCW parallèles ! Aujourd’hui on peut espérer que le mouvement est intégré au World social Forum (forum social mondial), car le soutien de l’institution catholique est faible. La solidarité de la société civile est par ailleurs tangible, durable, profonde, constructive (et va bien au-delà des rassemblements spectacles nommés JMJ). L’analyse sociale (voir-juger-agir) est motivée par la foi en l’Homme, en soi, en l’humanité et, selon moi, elle actualise la Bonne Nouvelle et vérifie la foi en Dieu. Le Credo de cet extraordinaire charpentier, Jésus de Nazareth et de son infinie compassion pour chaque créature, pour la création ! Pour la Paix qui passe par la justice.

Non, nous ne subissons pas le « destin » (A.Gross), nous construisons un monde nouveau durant notre bref passage sur cette planète, « faisant le bien » (selon ce qu’on a rapporté au sujet de Jésus). « Faire le bien » économiquement, politiquement, au niveau ecclésiastique et religieux, signifie aussi, comme l’a dit Andréas Gross, « sortir des cadres » politiques, d’ONGs et autres institutions (dogmatiques, doctrinaux, figés), plonger dans la dure réalité de la classe ouvrière, pour ré intégrer ces systèmes et institutions et tâcher de les influencer vers la réalité des populations souvent coupées des autorités. Cela signifie, je crois, avancer dans l’incertitude et l’inconnu « avec la confiance que c’est notre ABBA qui est aux commandes. »
Merci à Andréas Gross pour le partage de ce matin à la RSR 1ère.
(Andréas Gross a son lieu de travail à St Ursanne, rue du Quartier 26 à l’Atelier pour la démocratie directe.
« Mon Dieu, c’est vrai qu’il est difficile pour des personnes de sortir de la cage institutionnelle pour ouvrir leurs ailes à la réalité « hors les murs comme Jésus … a souffert hors de la porte. Donc, pour aller à lui, sortons hors du camp, en portant son opprobre. Car nous n'avons pas ici-bas de cité permanente… » (Paul aux Hébreux 13 : 12-14, ma paraphrase)



dimanche, octobre 11, 2009
 

Ma prière de ce dimanche soir



devant l’écran avec Jésus au désert
le désert rugueux des tentations
à la révolte, à l’immense fatigue, à la détresse
à l’angoisse du vide, de l’absurde, du néant,
de l’amour vaincu, de la mort en direct

« When the heart aches and the spirit bleeds ! »
Avec Jésus sous l’olivier, prostré, seul, totalement seul, son cœur brisé; son esprit suinte la terreur comme des gouttes de sang… ses « plus fidèles amis profondément endormis ». Mais comme chacun de nous, dans nos agonies, Il est conscient, nous sommes conscients, tous ensemble, de vivre ces heures jusqu’au bout. Oh! non, nous ne sommes pas fiers de notre force, mais fort de notre abandon à notre Abba ! Comme l’enfant que Jésus présente aux puissants, en tant qu’image vivante de ce qu’Il est en nous ! Surtout lorsqu'on se sent si petit face à la douleur de ceux/celle qu'on aime. Comme ce weekend!

Vendredi soir, no octobre 2009, assez tard, la RSR annonçait laconiquement: Jacques Chessex vient de mourir! C'est un choc. Et je craignais le lendemain. Le mystère s’approfondit : Pourquoi cette brutale annonce ? Une société amputée de cette pensée ? Bien marginalement, je partageais la souffrance de tous, celle d'un monde repu de souffrance inutile et d'une mort insensée ! Insensée? Jacques Chessex terrassé au moment ou des paroles assassines, lancées on ne sait trop comment, l’atteignent en plein cœur ? Oui, son Créateur le recueille au vol, comme les bras cueillent au vol l’enfant vainqueur d’une course d’obstacles à l’arrivée !
Samedi, le 10 octobre : le choc partout. La presse, les médias. Il pleut des hommages sur la dépouille de Jacques Chessex. Des hommages à l’écrivain, à ses œuvres, à sa pensée. Des critiques aussi, c’est dans l’ordre des choses. Mais le respect profond marque chaque paragraphe, chaque texte !

Je n’ai quasiment rien lu de Jacques Chessex sinon une citation comme celle-ci :

« Laissez-moi aller à rien. Laissez-moi aux cimetières introuvables. La mort n’est pas difficile à celui qui rejoint le premier site. La mort est douce à celui qui se couche aux étages clairs, parmi les labyrinthes d’ailes et les chants. » Jacques Chessex, Où vont mourir les oiseaux (1980).

Ou encore un poème pas très éloigné des mots d’un autre poète agonisant, en l’occurrence notre Jésus, le Fils de l'homme. :

« Mon dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Puis son frère Jacques Chessex:
« J'aime le brouillard, tu le sais
Ses épaisseurs lumineuses
Ses taches de mort calme dans l'antre du jour

Et tu sais aussi que j'aime le brouillard parce qu'il ressemble
A ce regret qui est en moi
Entre l'heure et la mémoire
Quand j'ai la vertu de regarder ma mort
Les claires ruines et tout l'après
Où je n'aurai plus de structure
Où il n'y aura plus de langage, plus de formes même ombreuses
Plus d'arête aucune catégorie dans le vide
Aucun vide du vide
J'aime le brouillard de m'y faire réfléchir
S'il ressemble tant soi peu à ce destin défaisant mon heure
Dans le vœu de l'instant et du rien
« Les élégies de Yorick » (Jacques Chessex)

Si je n’ai pas lu les livres de Jacques Chessex, j’ai fait sa connaissance, comme si je l’avais rencontré, et aimé, dans un livre sous la plume d’un autre écrivain de chez nous! Deux regards, l’instant d’un flash ! D’une étincelle. Et Chessex reconnaît le talent d'un jeune homme à quelques pas de lui, inconnu sinon par un regard complice sans le savoir, par quelques paroles qui ne lui échappent pas! Et Jacques Chessex l’encourage, c’est peu dire, et allume, enflamme en lui « l’envie d’écrire ! » Un écrivain en enfante un autre! « Il avait perçu les remuements de l’âme des êtres…à une hauteur de matou de collines rurales »

(Lisez ou relisez ces pages qui me consolent dans l’ambiance de deuil que nous vivons, car elles nous font toucher du doigt et du cœur Jacques Chessex, l’homme le plus humain, et dans sa distance apparente, le plus proche de tous (dans « Le Puzzle amoureux » par Gilbert Salem, pages 73 à 78, chez Bernard Campiche éditeur 2000).

Dans tes mains, Abba, je remets mon esprit, notre esprit, à chacun, reposant dans ton cœur qui ne nous lâche pas !





vendredi, octobre 09, 2009
 

Si Dieu...(dédicace à Scipion)
(Blog 24 heures)

J'ai promis d’essayer une petite réflexion sur la « dédicace à Scipion ».
· Souvent, en entend parler de Dieu à la légère ! Dans les églises, le nom de Dieu, du Tout-puissant, est répété sans cesse comme un générique qui va déboucher sur quelque chose de spécial. C’est peut-être juste et mais c’est quasi mécanique. Mais quand Jean-Sébastien Bach nous le révèle dans sa musique, Il est là. Ou quand nous avons l’humanisme de le contempler dans le mendiant à la porte de l’église, Il est là.
Pour Jésus, Dieu était son « ABBA » ce qui ne signifie pas « père » dans le sens ordinaire de paternité, mais « de quelqu’un de très proche, d’une proximité intime » (a.n. « Suivre Jésus aujourd'hui ») 171) Jésus prenait Dieu au sérieux, comme un assoiffé prend l’eau au sérieux ( voir psaumes 42 et 63). Je pense que l’enfant, le vieillard, le mendiant, qui agonise faute d’amour humain, doit sentir, dans son dernier souffle, même dans la plus profonde déréliction, la tendresse du Créateur, ABBA, qui le fait Sien comme avant sa naissance ! Qu’en est-il des condamnés à mort, des soldats qui tombent sous les balles, des Talibans ? Qu’en est-il de chacun de nous ?



La Mosquée Bleue à Istanbul

Les minarets sont comme les cloches des hautes tours, aussi nommées clochers des église. De là s'envolent des appels à se souvenir qu’on est pas seul et que notre ABBA est parfaitement intégré dans notre quotidien. Les cloches sonnent, ( par exemple à l'église Saint Antoine d'Istanbul. Les muezzins « psalmodient » à la mosquée de Büyükcekmece/Istanbul. J'ai écouté, entendu... durant tout un mois. La Mosquée était à quelque cent mètres en amont et la Mer Marmara à quelques vingt mètres en aval. Le muezzin ne m’a pas plus dérangée que les cloches qui sonnent, parfois chaque quart d'heure, dans les clochers des églises de chez nous. Les deux sont un rappel que nous sommes en voyage et que, durant la traversée, l’AMOUR gonfle la voile de notre nacelle et nous emmène vers le port ! Qu’on nomme l’AMOUR Dieu, Allah, Yahweh.



Sainte Sophie à Istanbul (église/musée)

Pourquoi être mesquin, pourquoi les séparer? peut-on s’approprier Dieu et rejeter les autres ? Alors que l’AMOUR est notre seul repère à tous ?



jeudi, octobre 08, 2009
 



J’ai lu
· Le religion, source ou échec de la société multiculturelle? · Si Dieu...(dédicace à Scipion) · USA Today et les minarets en Suisse

J’ai réfléchi sous le regard de Jésus au désert, la belle image de Kramskoy juste derrière l’écran, sur le contenu des notes dans le blog de Pacha K Mac. Et j'essaie de partager ce qui suit. Dans le dernier livre d’Albert Nolan : « Suivre Jésus aujourd’hui », une spiritualité de liberté radicale, chez Cerf 2009) disponible dans toutes les librairies j’espère, il n’est pas question de religion ! Voir aussi, du même auteur : « Jésus avant le christianisme , aussi chez Cerf ».

(J’ai quand même cherché : selon Cicero, le sens du mot « religio » viendrait du mot « legere » qui signifie relire, revoir avec soin, rassembler, recueillir, ré collecter. Tout le contraire de lier, donc séparer, diviser et qui est à l’origine de tant de guerres, d’inquisitions, de souffrance !)

J’ai imprimé, annoté, ces notes de Jean-Marie Gumy qui nous interpellent tous. Je me permets simplement une petite réflexion très (trop peut-être) simplifiée à ce sujet.

Un laïc, c’est une personne, un humain. Jésus, Marie, Joseph et tous les hommes et les femmes qui se joignirent et se joignent à Jésus sont des laïcs. Dans ce sens, je me demande qui, sur terre est autre qu’un laïc ? Les « baptisés » sont aussi des laïcs, mais les églises les nomment fidèles.
Jésus, un paysans juif (A.N), un laïc donc, divinement humain, (Schillebeeks) se dit « Fils de l’Homme », Il voulait une famille où Dieu, qui n’est qu’AMOUR, libère tous les hommes, tous frères et sœurs, tous égaux ! Il a mis sa société sens dessus dessous, y compris dans son église, la synagogue où il a courageusement dit : « On vous a dit, mais je vous dis » (Mt 5:21). Ses disciples, remplis de son esprit ressuscité, des femmes et des hommes, des laïcs donc, constitueraient un mouvement qui bougerait dans l’espace et le temps ! Les gens seraient tous frères et sœurs. « Mais vous, ne vous faites point appeler maître; car vous n'avez qu'un Maître, le Christ; et pour vous, vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre père; car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est dans les cieux. (Mt 23:8 et 9) C'est assez clair et Pierre, le premier pape, marié avec une belle-mère, était laïc. Sans doute qu’il avait une femme et une famille! (Une épouse qui serait stérile en Israël, c'était pour elle un problème) .

Mais les premiers disciples, femmes et hommes qui eurent le courage d'aller annoncer la Bonne Nouvelle de libération, n'étaient pas au-dessus de Jésus lui-même. Souvent le sort de Jésus est, marginalement peut-être, le leur! Aujourd'hui encore, je n'ai qu'à penser à Helder Camara, Romero et une foule d'autres.
Puis, fatalement ou pas, comment savoir (?) arriva Constantin, l’avoir, le pouvoir, le nombre, les empereurs et les papes, les baptêmes en masse, les sanglantes croisades! … L’idée de Jésus : une famille où tous sont frères et sœurs égaux, n'est plus qu’un souvenir, où un défi ! La famille de Dieu devint une Institution, un système liée à d’autres systèmes. Un État avec tout l’appareil étatique…et des palais. Et des gardes (suisses en l'occurrence).

D’où ce qu’Albert discerne alors comme « une double histoire de l'Église en parallèle » (comme je l’ai dit dans un blog précédent), celle des hiérarchies et celle du peuple sans voix ! L'Église: une démocratie? (Un débat à ce sujet n'est pas utile pour l'instant). Il n'en reste pas moins vrai que Jésus a déclaré qu’il remerciait son Abba d’avoir révélé les choses les plus importantes aux tout petits, (je les nomme Grassroots) et caché ces choses « aux grands ». Et les sans-voix crient au monde la vérité par leur existence!
Ainsi dans les affaires de la société rapportées par les médias : on y voit une histoire parallèle, celle des stars tous azimuts, laïcs et religieux cette fois, on en a des exemples époustouflants ces derniers temps encore, et celle de la base, mis à part des guignols exploités pour faire rire, que les ouvriers, les maçons, les laboureurs, les paysans, celle et ceux qui font notre pain quotidien aient la parole. On les nomme parfois, on les photographie comme des objets! Ils ont la parole trop lente, un vocabulaire restreint. Souvent, comme Jésus, ils n’arrivent à dire que « oui pour oui et non pour non » (selon Matthieu).
Il serait bon de relativiser ou d'analyser les messages des médias, et de les vérifier à l'aune de la vie des gens qui ne disent rien, écoutent parfois, et réfléchissent seuls, ou en famille, en groupe, ou encore à la lumière de la parole de Jésus. Souvent dans les sous-sols des cités.
Le livre de Danièle Sallenave : Dieu.com est vraiment d’une grande aide à la réflexion. L’adresse
http://www.gallimard.fr/catalog/Entretiens/01050601.htm
On peut aussi écouter Danièle Sallenave sur France Culture.

J’espère continuer la réflexion au sujet des minarets demain ou après demain.



dimanche, octobre 04, 2009
 

François d’Assise

En 2005, le mardi 4 octobre, j’ai publié un petit billet dans l’ancien blog Katutura en souvenir de François, voici la suite
J’ai relu aujourd’hui Saint François d’Assise, de la page 117 à 122 in « Le Puzzle amoureux », G. Salem (B. Campiche, 2000). Je m’en inspire pour fêter Il poverello aujourd’hui. J’écris donc à l’indicatif présent. « Il poverello est un conducteur de paix comme ont dit qu’un métal est un conducteur de chaleur. Il est absolument conscient de l’état de la société et de l'Église constitutionnelle, mais il garde la paix en son. Cela lui permet de voir clair ! D’agir en conséquence. J’entends ce 4 octobre 2009, le Poverello pépier à l’exemple non seulement de son Dieu, mais de ses oiseaux charmés. Charmeur pickpocket pour soulager un mendiant qu’il rabroue d’abord, embrasse ensuite. Rebelle comme Jésus au Temple lors de sa fugue, il ne demande pas pardon à son père, car son père est Notre Père.

Frère Shawn et l'un des chats ayant élu domicile à la fraternité Saint Crispin

Je l’entends qui faut hou hou dans le jardin du voisin, et c’est lui le chômeur au ventre ceint par le cordon des misérables, Il fait la paix entre les loups, les moutons et les bergers, en négociant avec les uns et les autres pour que chacun ait le nécessaire pour vivre. Le besoin de nourriture doit être équitablement satisfait. La paix durable est à ce prix.



Le Poverello est un SDF, il dort, fume un joint sur un banc public s’il en a l’occasion pour apaiser sa faim d’amitié et de nourriture. Il parle tout seul, on croit qu’il déconne, mais il prie avec l’ami des oiseaux.


Belle liturgie dominicale. Il paraphrase le Pater Noster, il ne veut pas améliorer ce qu’a prié Jésus, mais il lui donne une mélodie, mais il lui donne une profondeur humaine, concrète, une miséricorde souriante qui met en garde ses ennemis : « Et ce que nous ne pardonnons pas pleinement, toi, Seigneur, fais que nous le pardonnions pleinement. Que nous aimions vraiment nos ennemis à cause de toi, que nous arrivions à te prier sincèrement ; qu’à personne nous ne rendions le mal pour le mal, mais que nous tâchions de faire du bien à tous, en toi ! » La version de François de la plus importante prière des Évangiles me fait penser qu’il arriverait à déplomber, à désamorcer la bombe de l’affaire Kadhafi, il serait un ministre des affaires étrangères de premier plan. Et pourquoi ne pas lui confier in extenso la menace nucléaire venant de tous les pays puisqu’il appelait la terre sa mère, la lune sa sœur et le soleil son frère.


Frère Bernard et des amis de la rue. Il cite Thomas Merton: "... après tout, "mendiant" est synonyme de "vagabond", et le franciscain doit être un vagabond au sens complet, absolu et mystique du mot, s'il ne veut pas être malheureux et mécontent."

François est un avec tous les humains en ce qu’ils ont de plus précieux : leur pauvreté et leur liberté au plus profond de leur cœur et qu’ils emporteront avec eux chez leur mère la terre et leur Père commun qui est « au ciel ».
Il est conséquent ! François, Il renverse les murs, les barrières familiales, linguistique, raciales, religieuses, raciales, et les autres ! Comme dans Marc (3,31) Jésus et François crient aujourd’hui : « qui est ma mère, qui sont mes frères ». Il indique du doigt la femme humiliée et dit : « voilà ma mère » puis il montre celles et ceux qui passent, « voilà mes sœurs et mes frères. »


François me conduit sur un chemin périlleux, douloureux, beau, arpenté ! Il esquinte mes jambes et ensoleille le cœur et l’esprit, et oui, il rend l’âme vulnérable. Oui l’amour ne rend pas fort et il nous est permis d’être faible, fragile et de boiter en avançant, en mangeant un bout de cuchole, un gobelet de lait frais, et de se sentir à la fois triste et joyeux dans ce moment présent qui enfante demain et tous les demains en chantant avec François, Jésus, les petits et les grands, le « cantique des créatures et du soleil ».

http://pagesperso-orange.fr/damien.jullemier/sts/cantique-creatures.htm

Lecture:
« Des fleurs en enfer » Fioretti du Bronx, par Luc Adrian (Presse de la Renaissance, Paris 2000)
« Saint François et le Sultan » par Gwenolé Jeusset (Albin Michel 2006) Gwenolé est membre de la Commission internationale franciscaine pour les relations avec les musulmans.



samedi, octobre 03, 2009
 
« Il faut être conséquent »
Monique (nom d’emprunt) et son mari ont renoncé à la voiture et voyage en train. Mais pour aller là où les transports publics sont rares, ils louent une voiture. Ils sont, tous les deux, convaincus que l’action, doit témoigner de l’engagement pour un monde à guérir, à sauver peut-être.
Monique m’a simplement dit « il faut être conséquent » Cela me concerne. C’est ce qui motive ce billet.

Benoît XVI vient de se rendre pour un weekend en Tchéquie, il projette d’aller en UK en 2010. En étudiant les analyses de source sûre, je pense à ce qu’écrit Albert Nolan, dans « Suivre Jésus aujourd’hui » (Cerf 2009 pg. 100). Je cite :
« J’ai toujours eu l’impression qu’il y avait deux histoires de l'Église chrétienne : Celle de l’institution, avec ses papes, ses luttes de pouvoir, ses schismes, ses conflits et ses divisions, ses chasses aux hérésies et sa bureaucratie, et une autre parallèle, celle des martyrs, des saints et des mystiques, avec leur profond attachement à la prière, à l’humilité, à l’oubli de soi avec leur liberté et leur joie, leur audace et leur amour profond à l’égard de tous et de tout.»


Comme dit Nolan, il y a donc deux traditions :
a) la tradition mystico-prophétique, et,
b) la tradition de l'Église institutionnelle. Elles avancent parallèlement dans ce que j’appelle des « rapports de force inégaux » et que Nolan voit comme conflictuelles et « très tendues avec l’establishment. » Mais j’en reviens aux visites « pastorales » des papes, et actuellement de celle de Benoît XVI en Tchéquie. (Je tiens mes sources des adresses suivantes :


www.thetablet.co.uk/latest-news.php
·
· http://ncronline.org/by John L Allen Jr on Sep. 27, 2009.
· http://www.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=320272
· http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20090926.OBS2580/premiere_rencontre_entre_berlusconi_et_le_pape_depuis_l.html?idfx=RSS_europe&xtor=RSS-18
· http://209.85.229.132/search?q=cache:VNzurp33_zcJ:www.czecot.com/fr/%3Fpage%3D14%26id%3D13718+pape+en+Tch%C3%A9quie&cd=11&hl=fr&ct=clnk&gl=ch
· http://209.85.229.132/search?q=cache:UGA3ALr8WOQJ:www.mzv.cz/coe.strasbourg/fr/informations_sur_la_republique_tch_que/histoire_du_pays/index.html+pape+en+Tch%C3%A9quie+wenceslas+et+Hus&cd=22&hl=fr&ct=clnk&gl=ch

« Benoît XVI se rend en République tchèque en tant que plus haut représentant de l'Eglise catholique et en tant que chef d'État du Vatican. C'est pourquoi il rencontrera, pendant sa visite, des ecclésiastiques, des hommes politiques et des fidèles. »

« Il se rend en Tchéquie pour célébrer le 20ème anniversaire du mur de Berlin et des régimes oppressifs. Avant son départ il rencontre à Rome Berlusconi. » (Nouvel Obs).

« A son arrivée, il est accueilli par le président de la République tchèque, Vaclav Klaus, et par le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague. Il rencontre les autorités politiques et religieuses, les différentes communautés chrétiennes, le corps diplomatique et le monde académique. »
« Puis, selon ATS, Benoît se rend à Notre Dame des victoires et prie devant la statuette de « l’Enfant Jésus de Prague. »

« Benoît XVI n’a fait que mentionner Jan Hus, (1370-1415 ), théologien, précurseur de la Réforme, excommunié et condamné au bûcher pour hérésie par l’Église catholique. Il est considéré par les Tchèques comme un héros national.

Le Roi Wenceslas est également vénéré. Comment Benoît XVI perçoit-il ces deux personnages ? Et comment le peuple tchèque les perçoit-il ?

Ce dernier voyage du pape illustre une fois de plus, ces deux histoires de l'Église chrétienne, celle de l’Institution d’une part, et celle d’en bas qui a droit à l’écoute, mais pas à la parole. Jan Hus avait lutté pour l’égalité dans l'Église chrétienne !

L’Institution sous les feux des projecteurs et le peuple, les ouvriers, lesquels en Tchéquie, luttent depuis 10 ans pour consolider l’identité d’une République.

Les autorités de l’Institution multiplient les sermons, les discours, les avertissements, elles s’adressent aux petits par le truchement des « grands responsables » des Institutions politiques et civiles qui devront interpréter et appliquer (motivées sans doute par un devoir politico religieux à accomplir) ce qui leur est dit. Ces innombrables interventions verbales du pape sont alors «scellées, sanctifiées dans des liturgies, des messes » face à plus de 100 000 personnes. Le reste, les 10 millions de Tchèques, continueront leur pèlerinage vers un monde meilleur, celui que Jésus habite et anime de son Esprit ressuscité dans les bas-fonds de la société.

C’est l’Histoire de l'Église d’en bas, celle des racines que j’aimerais lire dans la presse et, éventuellement regarder de temps en temps sur l’écran. Pas seulement lors de meurtres, d’émeutes, de pauvreté abjecte, mais la solidarité des groupes et des communautés de base, là où Dieu marche avec les pèlerins, migrants, voyageurs, les SDF, les NEM, là, spécialement et concrètement, où Jésus, le Fils de l’Homme est « fait homme ».

Là où ceux qui – sans en être peut-être conscients -sont touchés par les quelques paroles de Jésus et surtout par son exemple osent dire comme mon amie :
Il faut être conséquent !
Même s'ils ne se réfèrent pas du tout à Jésus.
C’est là que les médias trouveraient leur raison d’être, et peut-être, un espoir de survie à long terme.