KATUTURA


lundi, octobre 25, 2004
 
Le logement



Pour le bébé avant sa naissance, c'est le ventre de sa maman
qui le loge…après sa naissance, c'est papa, maman
les frères les sœurs, les amis

Plus tard, bien plus tard, il devrait chercher à se loger ailleurs
il devra "louer" un nid, une loge, une tanière que sais-je
le "loueur sera nommé le bailleur" et le système un gérance
s'il vous plaît!

Le bailleur va "louer" ses petites boîtes aux locataires
exigeant d'être payé à l'avance tout comme Hilaire Belloc
alors qu'il traversait la Suisse sur le chemin vers Rome,
découvrit qu'en Helvétie, "il faut payer avant que de manger"…



Le bailleur veut que sa tour de petites boîtes rapporte des sous
des gros sous… s'il n'est pas content, il met à la porte les locataires
houps! comme une lettre à la poste… "fais ce qu'on te dit"…
les petits locataires comme des souris devant les chats fuient
en catimini… vite vite… à la recherche d'une chaumière
qui n'existe que dans leurs rêves…

Mais on est pas seul dans l'actualité de la "crise du logement 2004"
écoutez: il y eut un homme, et par grâce et par miracle
je suis amoureuse de Lui… comme Lui de moi, je le crois
il n'avait comme toit "que la voûte des cieux
toute scintillante d'étoiles"… et le cœur des hommes


"Nu-pieds, vêtu d'une unique tunique , sans besace, sans pain ni argent,
sans bâton (cela pouvait servir comme moyen d'auto-défense):
telle fut la manière de visiter les bourgs à la ronde pour guérir, prêcher.
Jésus fut un Gandhi itinérant, sans feu ni lieu. Il a fort bien pu dire:

"Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids; le Fils de l'homme,
lui, n'a pas où reposer la tête." (Matthiew 8:20)



Jésus s'empressait toujours de guérir en premier,
pour mieux s'adonner ensuite à sa tâche de prédilection:
enseigner par paraboles. Jésus fut un sage révolutionnaire
de la trempe de Lao Tse, de Buddha ou de Socrates".
(Merci à Charles Eddis, pasteur émérite, Montreal)



dimanche, octobre 17, 2004
 
Contradictions!

La Kenyane Wangari Maathai reçoit le prix Nobel de la paix
08/10/2004

Cette militante écologiste est la première africaine couronnée

Cela m'avait remplie de bonheur et j'en avais fait l'éloge dans Katutura.
Et il y eut sa déclaration sur l'origine du SIDA: quand on a vécu sous la virulence
d'un régime d'apartheid, ce que Wangari affirme au sujet du SIDA, (arme biologique)
n'est pas difficile à croire. Tristement!



Mais ce qui a ajouté à ma tristesse est une autre affirmation de Wangari
au sujet de l'excision des femmes:
"Lorsque les Mungiki lancent une campagne pour exciser les femmes kikuyus, au besoin
par la force, en affirmant que cette "pratique traditionnelle" leur a été interdite par les colons, Wangari Maathai ne les désavoue pas plus:

"L’excision est au cœur de l’identité des Kikuyus. Toutes nos valeurs sont bâties autour
de cette pratique" (rapporté dans l'édition du 10.10.04 du Monde).
Je peine à croire une telle affirmation venant de la première Nobel lauréate africaine…

Alors que l'enquête de Roger de Diesbach dans la Liberté du 11.10.04 nous fait frémir
pour les femmes mutilées en Afrique et je le cite:

"Les pays d'Afrique ont tardé à prendre des mesures législatives et pénales
contre l'excision, sans doute parce qu'il faut un énorme courage pour contrer
la tradition ancestrale et une partie des imams musulmans".

Elle pense à quelles valeurs africaines, Wangari Maathai? Oui, il faut vraiment un "énorme courage" pour contrer la tradition… et certaines de ses valeurs…
Il faut du courage pour dire dans son propre pays:
NON à l'EXCISION des femmes africaines…



mercredi, octobre 13, 2004
 
Soweto, c'est aussi: le SIDA
Victime de l'apartheid, la population de Soweto confronte aujourd'hui la pandémie du SIDA



Cet immense ghetto noir de Johannesburg est le symbole de la lutte contre l'apartheid.
Il s'agit maintenant de résister et de survivre à la pandémie et à l'attitude pour le moins ambiguë du gouvernement.

Soweto, qui fête son centenaire cette année, est donc encore une fois un haut lieu de résistance... contre l'inertie des autorités sanitaires. Dans l'offensive contre le fléau du sida, Soweto a pris
une longueur d'avance.

Le président Thabo Mbeki avait promis, à la veille du scrutin d'avril dernier, que 500 000 malades recevraient, des médicaments antirétroviraux payés par l'Etat. Il ne tient pas sa promesse. Aucune assurance concernant la distribution de ces précieux médicaments.
Pas même une liste d'attente sur laquelle inscrire son nom.

"Les gens continuent à mourir. Le changement de discours
du gouvernement ne s'est pas traduit dans les faits!"
(Florence Mgobeni, responsable locale de l'association TAC (Treatment Action Campaign)

Des familles écartelées. Ce pays est le plus touché au monde, avec 5,3 millions de malades!
Un suspense macabre autour de l'arrivée des antirétroviraux.

La ministre de la Santé avait d'ailleurs décrété que les laboratoires pharmaceutiques
vendaient du poison. A la place, elle recommandait de se soigner avec de l'ail, du citron
et de l'huile d'olive. Aujourd'hui, ces inepties n'ont plus cours. Mais le gouvernement
a tant tardé à se mobiliser que, cinq mois après la confirmation d'un plan national d'accès
aux soins, les habitants de Soweto n'ont toujours pas vu la couleur d'une boîte de comprimés.

Il existe pourtant, à Soweto, une équipe capable de relever le défi sur-le-champ.
Un noyau dur d'insurgés de l'hôpital public qui ont su mobiliser, depuis huit ans,
des donateurs du monde entier, pour financer une unité privée consacrée au sida.
Caché derrière les murs de brique de l'hôpital Baragwanath, ce service de pointe fait figure d'ovni au sein d'un établissement à bout de souffle, censé desservir une population
équivalente à celle de Zurich, de Paris.
Il faut essayer de sauver les bébés de la contamination alors qu'ils ne sont pas encore nés, les sauver une deuxième fois en soignant les mamans sidéennes
afin que leur lait ne tue pas leurs enfants. Ensuite, pour éviter une nation d'orphelins, des médecins s'engagent à proposer des soins aux unités familiales, si ces soins sont acceptés.

«Mais les cimetières de Soweto sont déjà pleins, selon un des médecins.
La question n'est plus de savoir quelle est la meilleure façon de distribuer les médicaments.
Elle est de les distribuer. Et vite.»
(Adapté d'un article de l'Express.fr et un merci spéciale à l'envoyée spéciale Estelle Saget)




mardi, octobre 12, 2004
 
Heureux anniversaire, cher amis Sowetans!

Le centenaire de Soweto

1904 - 2004

Qui n'a entendu le nom de SOWETO en parlant de l'Afrique du Sud!



Centenaire de la création du township de Soweto, acronyme de South West Township,
dans la banlieue de Johannesburg. En octobre 1904, les autorités municipales décidèrent
de créer une nouvelle zone de résidence pour les noirs. Cet anniversaire est commémoré
par plusieurs manifestations à l'initiative de l'association "Soweto 100" .
Que de chemin parcouru en cent ans. Que de naissance, que de morts,
que de souffrance et que de joie toute "sowetan" à nulle autre comparable!

Une histoire de lutte pour la survie, pour la vie. Des millions d'habitants,
on ne sait combien car la population augmente. Elle vient des zones rurales,
sans travail, et trouve un refuge à Soweto… souvent sans travail.
Il faut pourtant survivre… vivre... alors on prie à Regina Mundi entre autres…



La Madone noire de Soweto!



lundi, octobre 04, 2004
 

PRIÈRE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE



Seigneur, fais de moi un instrument de Ta paix !
Là où il y a la haine, que je mette l'amour ;
Là où il y a l'offense, que je mette le pardon ;
Là où il y a la discorde, que je mette l'union ;
Là où il y a l'erreur, que je mette la vérité ;
Là où il y a le doute, que je mette la foi ;
Là où il y a le désespoir, que je mette l'espérance ;
Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière ;
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
Ô Dieu, que je ne cherche pas tantA être consolé qu'à consoler ;
A être compris qu'à comprendre ;A être aimé qu'à aimer.
Car c'est en donnant que l'on reçoit.
C'est en s'oubliant que l'on trouve.
C'est en pardonnant que l'on est pardonné.
C'est en mourant qu'on renaît à l'Eternelle Vie


Heureuse fête de François d'Assise!



vendredi, octobre 01, 2004
 
"Eprouver de la rancœur serait donner raison aux assassins"






L'attentat du 11 mars a coûté la vie à 200 personnes et en a blessé 1 500 dans Madrid, dont Antonio Miguel Utrera Blanco, 19 ans.
Ce sont donc des jeunes et des travailleurs(ses) espagnol(e)s et immigré(e)s qui été assassinés, blessés à vie. Aucune cause ne peut justifier une telle barbarie. Et on l'a vu, le drame, la mort, la douleur est mêlée à la politique:
le peuple espagnol descend dans la rue, comme un seul homme et la rhétorique politique politicienne, en ce moment de deuil, donne la nausée aux Espagnols!




Le 14 mars le Premier ministre espagnol, Jose Maria Aznar est remplacé par Luis Rodriguez Zapatero, du PSOE. On a voté avec la colère! Selon moi on a bien voté. Un geste, spontanée peut-être, mais réfléchi et purifié par la souffrance. Il s'inscrit dans la logique des choses:
assez de guerre, de haine, assez d'armées, nos soldats sont des hommes, pas des boulets que crachent les canons pour tuer et à leur tour, tomber!
Le rapatriement d'Irak des soldats espagnols est annoncé et, le 28 avril, c'est accompli.

Le 11 mars 2004, Sonia Arnal, journaliste à l'Hebdo, se trouvait à Madrid: elle a vu, elle a touché du doigt le non-sens de cette tuerie. Elle a écrit pour l'Hebdo du 18 mars.
Mais il y a plus: le suivi journalistique justement. Sonia vient de se rendre à nouveau à Madrid pour y rencontrer, face à face, des survivants dans leur contexte actuel. L'un d'entre eux, qu'elle avait vu moribond, et qui aujourd'hui, vit.


C'est Antonio, un symbole de cette jeunesse blessée. Ils se sont regardés les yeux dans les yeux, et quel regard! Elle l'a écouté. Il lui a dit:

"Cet accident m'a appris que je suis mortel: la vie tient à très peu de chose, elle est un miracle qu'il faut savourer à chaque instant. Il faut la célébrer, pas l'annihiler. C'est pour cela que je n'ai pas de sentiment de haine, ni de désir de vengeance à l'égard des terroristes. Vouloir les tuer, éprouver de la rancœur, serait donner raison aux assassins." (Hebdo, page 33, 30 septembre 2004)

Refuser de se laisser ronger par la rancœur, si proche de la haine, c'est déjà être miraculé pour avoir pardonné!

Oserait-on traduire ce qu'a dit Antonio à Sonia en programme politique? Même… en pratique ecclésiastique?





le soleil brille indifféremment sur les bons et sur les méchants (Mt 5,45).