KATUTURA


lundi, février 19, 2007
 
Uniforme ou pas uniforme ? Telle est la question !



Beaucoup de discussions, dans notre pays, la Suisse, au sujet du port, ou non, d’un uniforme à l’école. Les maîtres, les élèves, les parents, les responsables d’institutions : pour out contre ? Pour quelles raisons ?

Peut-être parce que les écoliers (ou étudiants) se procurent les habits selon leurs goûts et que les goûts de cette jeunesse n’est pas obligatoirement à l’uniformisation ! D’où la bonne idée de mettre un peu d’ordre dans cette mosaïque de formes et de couleurs… encore que !
Peut-être que la réalité économique des écoliers riches et des écoliers pauvres peut être très visible selon la qualité et la marque des vêtements...

Selon mon observation des enfants qui se ruent hors des classes aussitôt que sonne la cloche, aucun ne se soucie de ce qu’il porte ni de ce que les autres portent comme vêtements…ce qui les occupe : c’est la trottinette, c’est le portable, c’est « le sac d’école » et les devoirs à faire pour le lendemain…

Dans une école, à Bâle cependant, le port d’un uniforme scolaire a été organisé en tant que projet pilote. Le modèle, le « design » a été mis au concours et la styliste Tanja Klein a gagné le concours : 15 pièces pour un uniforme qui coûte 700 francs suisses dont les parents ne payent, pour le moment que 100 francs !

Mais les enfants grandissent vite à cet âge et un uniforme devient vite très très très étroit ! De plus il y a l’uniforme d’été et celui de l’hiver… et peut-être même celui d’entre les saisons…

Toujours est-il qu’il valait la peine de tenter la chose puisqu’on en avait tant discuté. Et voilà que je lis dans le Temps d’aujourd’hui, 19 février 2007, que « deux classes tests refusent de poursuivre jusqu'en été l'expérience de la tenue unique, «trop à la mode ». J’ai envie d’applaudir mais j’hésite car je n’ai pas toutes les données…

En Afrique australe (toute l’Afrique australe) les enfants africains, dans les écoles où j’ai eu la chance d’enseigner, devaient porter un uniforme, cela avait été imposé par la culture anglo-saxonne. Comme dans nos familles jurassiennes où l’on se passait les tabliers d’école des aînés aux plus jeunes, les uniformes des plus jeunes étaient usés jusqu’à la lime, raccommodés, rafistolés, des œuvres d’art … pour les plus jeunes qui suivaient...la différence entre riches et pauvres existaient-elle? Je ne crois pas.

Les uniformes au « patchwork » signifiaient « j’ai pas le moyen d’en acheter un autre » . Les uniformes tout neufs, par contre ne signifiaient pas grand chose … tout au moins dans la société africaine… ni dans la société européenne. Chaque enfant était tellement heureux de s’en défaire aussi l’école finie et de remettre sur leur belle peau brune ou bronzée, leurs guenilles multicolores et légères comme les ailes d’un papillon…



Je crois que le temps des uniformes est passé… il en reste quelques malheureux relents aux armées, aux polices et à la garde pontificale !

(Je ne parle pas ici des uniformes nécessaires, dans le monde médical que j’apprécie et je remercie ceux et celles qui les portent, que ce soit dans une salle d’opération ou à la cuisine)