KATUTURA


mardi, février 20, 2007
 
L'uniforme à l'école: réaction

Merci au lecteur qui a réagi à ce que j'ai écrit hier au sujet de l'uniforme à l'école!

Il écrit: « Il y a un gros problème actuellement, qui est le souci que les enfants, pratiquement tous les enfants, ont de leur tenue vestimentaire » (dans les pays occidentaux, s'entend).

Donc ma remarque d’hier au sujet de l’uniforme "aucun ne se soucie de ce qu’il porte ni de ce que les autres portent comme vêtements" , ça ne joue pas avec, du moins, face à la problématique suisse, suisse française, ... .et vaudoise… "Qu'on le veuille ou non, le souci de la tenue vestimentaire est un souci pour les enfants, les jeunes, particulièrement dans les villes européennes".

Je suis reconnaissante pour ce commentaire qui révèle la lacune de ma réflexion. Comme je ne puis étudier cette problématique, j’ai cherché, et trouvé des choses éclairantes et intéressantes (sur Internet et aussi par quelques conversations dans les transports lausannois) à ce sujet.

D’abord, il y a une distinction à faire entre tenue vestimentaire et uniforme. Comme je le comprends, la tenue vestimentaire indique les vêtements que nous portons.
L’uniforme indique un modèle de vêtement, le même pour tous ceux et celles d’un groupe, comme par exemple les élèves d’une école ou les soldats d'une armée.

Le numéro 47 (2004) du bulletin GAPP éclaire la réalité d’aujourd’hui : les parents, les enfants bombardés par la PUB !!! et les réactions possibles !

Cela vaut la peine de lire ce numéro de GAPP.

Idem pour ce qu'en pensent les lecteurs de 24 heures (31.08.06)

« L’école a le droit d’exiger une tenue convenable »

Et puis: le 13 juin 2006, à la séance du Grand Conseil (Vaud)

(06/POS/213) Développement du postulat Mariela Muri-Guirales et consorts demandant au Conseil d'Etat de faire une étude de faisabilité tendant à harmoniser la tenue vestimentaire des écoliers-es, collégiens et collégiennes vaudois-es.

"Si le canton de Bâle essaie et d’autres pays le pratiquent, pourquoi pas les vaudois-es.
Postulat demandant au Conseil d’Etat de faire une étude de faisabilité tendant à harmoniser la tenue vestimentaire des écoliers-es, collégiens et collégiennes vaudois-es.

Outre de mettre les élèves sur le même plan d'égalité, (du moins en apparence), cela a un côté esthétique indéniable, et pour les plus jeunes, de mon point de vue, cela donne à l'enfant une idée de lui qu'il a envie de respecter. Cela renforce aussi l'idée de groupe, et l'élève sent très bien qu'il appartient à un ensemble : le collège, les élèves, les professeurs, le personnel... bien distinct du reste du commun des mortels...
Moins de particularisme, plus d'égalité...

La jalousie envers les camarades qui peuvent se payer les marques « dernier cri », le besoin d’échapper à la discrimination et de combler en partie leur « mal-être », incite parfois les jeunes à utiliser des méthodes violentes tels que les bagarres, les vols ou le racket.

Si la Suisse ne connaît pas de tradition de port de l’uniforme dans l’école publique et
« le message véhiculé par l’uniforme est un peu brouillé »*, nous constatons que depuis des années des écolier-es de tous les âges et catégories sociales le portent dans plusieurs pays, que ce soit en Amérique latine ou anglophone, en Afrique, en Asie et en Europe.
...........
Vu ce qui précède, nous prions le Conseil d’Etat d’étudier la possibilité d’introduire l’harmonisation de la tenue vestimentaire des écoliers et jeunes qui fréquentent les établissements d’enseignement public du Canton."
Mariela Muri-Guirales et consort-e-s

Et puis : l'uniforme à l'école? Pas si réac!

Dans Matin Dimanche (01.04.06), cet article signé Yves Lassueur

.Et si l'uniforme venait à remplacer le jean, le blouson de marque, le décolleté et le nombril à l'air dans nos préaux? Si un costume scolaire unifié propre à chacun de nos collèges venait libérer les jeunes de la course à la surconsommation, apaiser le culte de la provocation sexy, enrayer la mode naissante du racket et même alléger la bourse des parents?…
.
…. En Suisse romande, pas l'ombre d'un tel intérêt. La seule préoccupation est apparemment de laisser l'idée, bien repassée, bien amidonnée, tout au fond du placard. Charles Beer, chef du Département de l'instruction publique de Genève, estimait déjà en 2003 dans Le Temps que l'uniforme à l'école serait «un retour en arrière» ayant pour conséquence «une déresponsabilisation de l'individu». Idem aujourd'hui dans la bouche de Cilette Cretton, directrice pédagogique pour l'enseignement obligatoire du canton de Vaud: «L'uniforme efface les signes de la personnalité à un âge où chacun a envie d'affirmer la sienne.» Pour Daniel Christen, directeur général de l'enseignement du même canton, «l'école a maintenant d'autres préoccupations que celle-là. Ce n'est pas un sujet de société.» Et à Neuchâtel, Jean-Claude Marguet, chef du Service de l'enseignement obligatoire, pense que le règlement interne des écoles comme le dialogue et le pragmatisme suffisent à régler les questions soulevées par l'habillement des élèves…."



Il y a un foisonnement de données à ce sujet sur Internet. Le problème vestimentaire est un problème sérieux pour les jeunes européens. Il est bien d’en parler, d’en rechercher les causes et de voir si une solution possible ne serait pas de laisser mûrir, en chacun, l’envie d’être en harmonie avec la nature, le plus simplement du monde... mais ce n'est pas facile...on peut aussi donner la parole à Jésus...

Mt 6 :25 34

"Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement?"



Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine."