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mardi, janvier 30, 2007
Signes des Temps Da Vidy Code : les éléments Avec Laurent dans l’espace des éléments : « Les Gaulois du 4ème siècle avant notre ère avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête. » ![]() Le ciel : l’homme est tout petit face à foudre, aux ouragans, aux déluges, à la grêle… Il est conscient de sa petitesse. Il doit s’abriter, c’est là l’origine de l’architecture. Il cherche aussi à observer pour prévoir, c’est l’origine de la météorologie. Quand la nature le dépasse, l’homme a tendance à la voir surnaturelle ; c’est peut-être bien l’origine de la religion. Il vénère le Soleil sans lequel rien ne vit, et peuple le ciel de dieux qu’il lui faut amadouer sans cesse, pour avoir la pluie ou le sec, pour éviter la tempête ou de gel. ![]() La terre : Les dangers viennent aussi de la terre : les tremblements de terre et éruptions volcaniques, raz-de-marée et inondations, éboulements et avalanches, incendies… on se protège avec un mélange de technique et de superstition… C’était dans l’ancien temps… Au 21e siècle de notre ère, on a chassé le surnaturel du ciel et de la terre, mais on ne contrôle toujours ni la météo ni les fléaux naturels. En revanche, on sait en provoquer : aux dangers de toujours s’ajoutent désormais : les cataclysmes engendrés par l’activité humaine, le trou d’ozone, l’effet de serre et le dérèglement climatique, avec à la clé El Niño, les ouragans tropicaux, les canicules, les inondations, la fonte des glaces, les chutes de pierres et les coulées de boue. A la crainte primitive face aux colères d’une nature intraitable s’ajoute ainsi la crainte moderne face aux réactions d’une nature trop maltraitée ». Réalités et risque du réchauffement climatique, Paris 29 janvier 2007 . Selon « Jésus aujourd’hui » (A.N.) Signes des temps : avec la désintégration de notre planète nous souffrons d’une désintégration de toutes les cultures traditionnelles : les cultures occidentales les cultures africaines les cultures asiatiques et bien d’autres cultures indigènes L’être humain se trouve en état d’insécurité totale ; ce qui donne lieu à une autre signe des temps : retour au fondamentalisme fondamentalisme chrétien fondamentalisme musulman fondamentalisme hindou fondamentalisme juif ![]() en contradiction les uns avec les autres, ces fondamentalismes ont en commun la volonté d’une autorité absolue qui leur garantit une certaine sécurité absolue ! Il ne sert à rien de chercher des boucs émissaires à ce qui arrive, mais faire face à la réalité, en prendre conscience peut nous rendre de grands services. Mais je reviens à Laurent (et aux éléments de Da Vidy Code) et je vais paraître très vieux jeu, mais être vieux jeu, en l’occurrence, me fait vraiment plaisir ! « Quand la nature le dépasse, l’homme a tendance à la voir surnaturelle ; c’est peut-être bien l’origine de la religion ». C’est le mot « religion » qui fait problème, il évoque institution, autorité, dogme, droit canon, péché, soumission …domination des ignorants et des femmes surtout… La foi de Jésus en son Créateur et en ses frères les créatures que nous sommes, n’a rien à faire avec ce type de religion-là née de la peur et qui fait peur à longueur de siècles… Je voudrais partager la culture jurassienne de mon enfance face aux éléments qui nous dépassent, qu’ils se manifestent dans le ciel ou sur la terre. Je ne crois pas que notre foi terrienne était ce qu’on nomme aujourd’hui « religion », dont les adeptes adorent un Dieu en tant qu’être suprême, enfermé dans un dogme, enseigné par une autorité et des fonctionnaires de l’institution religieuse : un Dieu, objet d’étude, objet d’un culte, objet d’une adoration à partie d’une monstrance … Ce n’était pas ça. La foi des paysans. Notre foi terrienne , et elle reste en moi, était d’être conscient que notre vie est liée à la vie de la terre et que notre âme est liée à l’âme de l’univers, le ciel et la terre et tous ses habitants : faunes, flores, humains…c’était simple. Et ça reste simple aujourd’hui. ![]() Exemples : Quand papa semait le blé…quand il regardait le blé qui lève, quand on faisait la moisson…qu’on liait à la main les gerbes de longs épis dorés, et qu’on faisait avec notre farine notre pain… on savait ce que voulait dire « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». Nul besoin d’un enseignement ! C’était la vie. Après les semailles, papa faisait des minuscules croix en bois et les plantait aux quatre coins des champs de blé, d’avoine, d’orge, j’allais avec lui et je savais que Jésus était de la partie, tout simplement, paysan comme nous. Idem lorsque papa et maman aspergeaient les écuries avec l’eau « bénie » de Pâques, quand maman allumait une bougie alors que grondait le tonnerre, quand on collait aux portes une image de la Sainte Agathe pour nous protéger du feu (de la terre et de l’enfer)…quand maman chantait de sa belle voix alsacienne : « Quand je contemple dans les cieux, le doux éclats de mille feux, mon œil se perd dans cet espace que Dieu créa si brillamment… » Ce Dieu-là n’était pas un objet d’étude ou d’adoration, il faisait partie de notre nature, de notre finitude et de notre infinitude ! Il n’empêchait pas l’ouragan (en juillet 1936) d’arracher la moitié du toit de notre ferme et d’aplatir les champs de blé ! On ne pensait nullement à une sorte de punition de Dieu…on était content que ce ne fut pire et Dieu se mettait au travail avec nos bras de paysan pour reconstruire la ferme et ramasser ce qui restait des blés massacrés par la grêle. Ce n’était pas une espèce de religion sous le contrôle d’une institution, ce que je viens de décrire, c’était tout au plus ce que d’aucuns nomment une « religiosité populaire » qui me ravit, même aujourd’hui en y pensant ! Cela faisait partie de notre quotidien comme le pain qu’on partageait à la table de famille, qu’il fut frais une fois tous les 15 jours ou rassis entre temps ! Et puis nous avions la Saint Fromond, vous connaissez ? l’Ami des paysans et des terriens de tous poils, un compagnon de Saint Ursanne et de Saint Imier ! Un ermite du VIIe siècle ayant vécu à Bonfol, (la décharge de Bonfol, en service de 1961 à 1976, on y trouvait un large éventail de déchets organiques issus de la production chimique venant du côté de Bâle, ça vous dit quelque chose ?) Eh bien notre Fromond ne fait pas partie de la liste officielle des saints canonisés reconnus par le Vatican, on ne comprend pas pourquoi les liturgistes vaticanais l’ont rayé de la liste, toujours est-il qu’il est vénéré par les populations jurassiennes et alsaciennes depuis au moins 500 ans. Voilà l’exemple d’un homme de la terre qu’on aime au Jura. ![]() Notre âme jurassienne fait intégralement partie de l’âme de la terre et de la planète et de l’Univers. Nous somme liés au Créateur qui est Amour ! Quand j’étais petite, j’étais émerveillée par les tournesols qui, toujours, tournaient leurs corolles vers le soleil ! Comme nous vers ce qui nous dépasse. Hors institution, « ce qui nous dépasse est une énergie de Vie, pas une angoisse ! ». ![]() Nous verrons plus tard qu’Albert revient, dans un contexte bien au-delà du Jura, sur l’univers dont nous faisons partie comme Dieu Amour en fait partie. |