KATUTURA


dimanche, janvier 28, 2007
 
Signes des temps : Da Vidy Code

« Il y a deux millions d’années, dans l’environnement hostile de l’Afrique originelle, l’animal humain, handicapé de nature, vit avec la peur. Celle d’être dévoré, ou encore chargé, broyé, embroché, piqué, mordu... Du fauve au reptile, du pachyderme à l’insecte, le danger mortel est partout pour ce drôle de singe bipède, fragile et nu.



Aujourd’hui, c’est l’inverse : l’homme est devenu le prédateur absolu. Il achève le saccage des derniers espaces vierges. La vie sauvage est une attraction touristique, un sujet de documentaires, un paradis perdu. La jungle est urbaine et la «nature» un lieu de détente.

Mais la peur originelle reste tapie au fond de l’homme moderne : elle peuple ses contes, ressurgit en phobies des araignées ou des serpents, remonte chez qui s’aventure seul en savane ou en forêt tropicale. Et même dans une paisible futaie du Gros-de-Vaud, il suffit d’un bruit soudain pour la réveiller. » (L.F.)

Les hommes d’il y a 2000 ans vivaient avec la peur. Surtout ceux et celles de « L’Afrique originelle » peut-être. Mon expérience de l’Afrique, bien que limitée, me dit que la communauté permettait de ne « pas mourir de peur ». Mais la communauté pouvait aussi anéantir l’individu, lui faire peur… On peut mourir de peur, même dans une communauté de personnes. (C.M)

« Aujourd’hui, les multiples « signes des temps » ressemblent à un courant d’air qui souffle dans toutes les directions… nous prenons conscience, collectivement, que nous sommes arrivés au bord du précipice, du chaos. Nous appréhendons l’approche d’un Big Bang qui va faire bondir notre histoire… en avant. Nous savons que l’Univers se développe « comme il se doit », et nous avec !



Les signes des temps n’indiquent pas une direction future qui serait certaine. Ils indiquent une avancée irréversible. On sait qu’on va…mais on ne sait pas où on va.

Pour nous, c’est ou bien ou bien ! Ou bien on laisse faire parce qu’on y peut rien et que l’important est de se défaire de ses peurs et de profiter, profiter du temps qui reste…

Ou bien on relève le défi… on donne au Créateur la chance de nous interpeller en relevant le défi… sans idées préconçues. Nous essayons de faire face à la réalité d’aujourd’hui, que cela nous chante ou pas, car il n’y a pas d’autre réalité… trouver des boucs émissaires, des coupables ne sert pas à grand chose. Au contraire cela nous empêche de découvrir la signification ou le sens des signes des temps… et d’agir de notre mieux dans la mouvance de notre Histoire. » (selon A.N)




J’ai réalisé cela, mais pas complètement, en visitant Da Vidy Code qui, selon moi, est un signe des temps. Nous devenons conscients que nous faisons partie de la réalité. Il n'y a pas de porte de sortie. Mais nous sommes des êtres conscients et nous pouvons agir.

A visiter du 1er décembre 2006 au 29 avril 2007 au Musée Romain à Lausanne.