KATUTURA


vendredi, décembre 08, 2006
 
Le Musée romain à Lausanne


C’est dans ce musée que l’exposition

Da Vidy Code

tente de nous mettre en face de nos peurs ancestrales et actuelles.
Quelle chance à ne pas manquer !

D’un espace fermé à une autre espaces fermé, nous prenons conscience de ce qui,
selon moi, paraît l’évidence à la sortie:

L’avenir ne devrait plus nous faire peur car il n’existe pas.
Nous arriverons au bout de nos peurs en plongeant dans le chaos qui nous ramène
à l’origine d'avant la création...

Mais je me trompe bien sûr car le but de Da Vidy Code est justement
de nous aider à réfléchir sur les moyens de poursuivre la création
à partir de notre réalité en 2006.

Ma foi en l’homme et ma foi en moi, m’empêchent d’accepter la fatalité.
Pourtant, force est d’accepter la réalité "de fin des temps" de notre planète
et de ses habitants. Que faire ?

Mettre sa tête dans le sable ? Après moi le déluge…? Il faut profiter du temps qui reste.
Je l’entends comme une rengaine, ce refrain : il faut profiter du temps qui reste.

Serge Reggiani le chantait avec passion, comme un très vieil enfant qui veut jouer
encore à la marelle sur sa petite planète jusqu’à son dernier souffle poussif…

« Je l’aime tant le temps qui reste,
Je veux rire, courir, parler, pleurer
Et voir, et croire, et boire, danser (…)
J’ai encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore… »

Le temps lui échappe le 23 juillet 2004, il meurt.

Jouer à la Marelle ? Tiens ! si ton caillou manque le coup, tu vas en enfer.
Là, tu attends, tu attends avant de revenir sur terre… mais n’y a-t-il que l’enfer et la terre ?
Et rien entre les deux, ni au-delà… « Je veux jouer encore !»
J'ai peur de tout...j'ai peur d'avoir peur



Comme à la Marelle, à Da Vidy Code,
« vous allez de salle en salle à la découverte des raisons et des déraisons d’avoir peur,
mais aussi des divers artifices inventés par l’être humain pour se protéger et se rassurer. »
Chemin faisant… bien sûr ! Mais à la sortie, face au trou noir : comment faire ?



C'est salutaire!
On prend conscience d’être à l’orée du chaos
On prend conscience qu’un saut historique, évolutif de notre planète
est une possibilité rapprochée. Et nous avons le choix:
Agir ou mourir... sans laisser de traces...

Les signes des temps sont à notre portée.

« Chiard t’oses pas » est un signe des temps.

Il fallait oser nous faire toucher du doigt l’avenir ou le non avenir
dans un Musée romain
!!! Laurent Flütsch l’a fait. Grand merci à lui !

Jésus, le plus humain des hommes, était conscient
que les derniers temps ne seraient pas « roses », et il l’a dit.
Mais j’y reviendrai demain…