KATUTURA


jeudi, novembre 02, 2006
 
P.W. Botha est mort, mardi, le 31 octobre 2006

Je me souviens comme si c’était hier qu’un ami, Smangaliso (aujourd’hui maire de Pretoria),
me disait en 1978 alors que P.W. Botha succédait à J. Vorster :
« Attention, ce sera même plus dur qu’avant… »
Le bien nommé « crocodile » fut sans pitié pour la plus petite opposition à son régime.
Des milliers sont morts assassinés, emprisonnés, torturés. En 1989, F.W. de Klerk le remplace.
Une lueur d’espoir pointe à l’horizon…

« L'ancien président d'Afrique du Sud Pieter W. Botha est mort à l'âge de 90 ans.
Il a dirigé l'Afrique du Sud de 1978 à 1989, pendant les années de répression les plus dures
du régime d'apartheid, sur fond d'isolement international »

Et le temps passe. Il est mort.

«Alors que pour beaucoup M. Botha restera un symbole de l'apartheid, nous nous souvenons
aussi de lui pour les démarches qu'il a entreprises afin d'ouvrir la voie vers l'accord final négocié pacifiquement dans notre pays», a ainsi déclaré Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid
devenu en 1994 le premier président noir de l'Afrique du Sud démocratique.

Thabo Mbeki, qui a succédé à Mandela en 1999, a de son côté souligné qu'il faut mettre au «crédit»
de Botha «le fait que quand il réalisa la futilité de lutter contre ce qui était juste et inévitable (la fin de l'apartheid), il a, à sa façon, pris conscience que les Sud-Africains n'avaient pas d'autre alternative
que de se rapprocher les uns des autres».

C’est un fait que P.W. Botha n’a jamais demandé pardon. Il a refusé de comparaître devant
la Commission pour la Vérité et la Réconciliation. Faut-il pour autant ne pas pardonner ?
Si Mandela peut, en son nom et au nom de son peuple dire : qu’il repose en paix,
alors, je peux aussi. RIP. Et que Dieu ait pitié de son âme !



il ne pouvait pas demander pardon...