KATUTURA


lundi, février 20, 2006
 
Corruption en Afrique



J’écoutais la BBC World service hier soir.
Le Nigeria est riche en pétrole, cela n’empêche pas que 60% de sa population
vit dans l’extrême pauvreté. Durant les années d’un gouvernement militaire,
des généraux, des hommes au pouvoir, des fonctionnaires se sont enrichis
malhonnêtement. L’ancien chef Sani Abacha aurait personnellement volé
2,2 billions de dollars durant ses cinq années au pouvoir !

L’actuel premier ministre Mr Obasango combat la fraude et la corruption à tous les niveaux de la société en commençant
par le haut de l’échelle sociale.

« Il en va de notre crédibilité face à la communauté international à laquelle
nous demandons d’annuler la dette extérieure de notre pays », a-t-il dit.
Mais le peuple du Nigéria doute de ces bonnes paroles et on les comprend !
C’est quand même un pas dans la bonne direction, et un pas concret :
des chefs ont été licenciés pour corruption ces dernières semaines !

Une question du Sénateur Udo Udoma doit nous faire réfléchir :
« Le chemin de la corruption n’a va pas dans un sens unique dit-il,
c’est un va-et-vient entre les corrompus d’Afrique et les profiteurs
des pays occidentaux, dont certaines banques
« auraient été accusées de blanchiment d’argent. »

Les récents faramineux succès de certaines banques dont l’UBS,
cela provoque la réflexion ! La transparence absolue quant à la provenance
des bénéfices rassurerait les Africains du Nigéria et d’ailleurs,
et bien des gens en Suisse. Dont moi !



Il faut reconnaître cependant que :
« Désormais, le FMI et la Banque Nationale, appuyés par les Nations Unies
et plusieurs pays africains, réclament le remboursement des fortunes suspectes
placées par des dictateurs déchus dans les banques occidentales.
On estime à près de 564 milliards l’argent placé en Suisse,
provenant du monde entier.

L’UBS restitue au Nigeria l’argent détourné:

« À la suite d’une bataille judiciaire qui a opposé l’État nigérian aux banques suisses
et à la famille de Sani Abacha depuis trois ans, le ministère suisse de la Justice
a finalement exigé la restitution des fonds détournés par le défunt président.
Le ministère de la Justice a expliqué sa décision en invoquant le fait
que la plus grande partie de cet argent était d’origine criminelle. »
(de Alternative urbaine CHOQ FM avec un grand merci)

Il faut toujours espérer!