KATUTURA |
|
Site d'échange d'idées / Debate Weblog J'attends vos opinions et vos points de vue / Your opinion is expected : Commentaires 24Heures English Au Quotidien Katutura YESHUA Etre Soeur Etre étranger Vieillir/mourir Afrique du Sud Jean est son nom Gilbert Nelson Mandela Il est grand temps Le blog de Gilbert Salem Message entre deux mondes ![]() ![]()
Archives
novembre 2002 décembre 2002 janvier 2003 février 2003 mars 2003 avril 2003 mai 2003 juin 2003 juillet 2003 août 2003 septembre 2003 octobre 2003 novembre 2003 janvier 2004 février 2004 mars 2004 mai 2004 juin 2004 juillet 2004 août 2004 septembre 2004 octobre 2004 novembre 2004 décembre 2004 janvier 2005 février 2005 mars 2005 avril 2005 mai 2005 juin 2005 juillet 2005 septembre 2005 octobre 2005 novembre 2005 décembre 2005 janvier 2006 février 2006 mars 2006 mai 2006 juin 2006 juillet 2006 août 2006 septembre 2006 octobre 2006 novembre 2006 décembre 2006 janvier 2007 février 2007 mars 2007 avril 2007 mai 2007 juin 2007 novembre 2007 décembre 2007 janvier 2008 février 2008 mars 2008 avril 2008 mai 2008 juin 2008 juillet 2008 août 2008 septembre 2008 octobre 2008 novembre 2008 décembre 2008 janvier 2009 février 2009 mars 2009 avril 2009 mai 2009 juin 2009 juillet 2009 août 2009 septembre 2009 octobre 2009 novembre 2009 décembre 2009 mai 2011 ![]() |
vendredi, décembre 20, 2002
Noël Bienvenue Yeshua ![]() Hier et demain dans l’aujourd’hui de la planète et de chaque être humain de la source non créée tu t’extirpes et « vibres » ton chemin chez les hommes pour t’ensemencer au plus profond de notre cœur la vibration se fait enfant sur la planète et dans nos cœurs une bougie allumée, elle éclaire, brûle, réchauffe… la vibration non créée s’est faite corps, cœur et semence de feu sens originel de la VIE faite personne toi l’AMOUR ambulant, personnalisé, actualisé une personne comme nous tu nous habites depuis toujours et nous sommes qui tu es, connectés à la source non créée… WWW tu dois rire en voyant ce qu’on a fait de toi qu’a-t-on fait de toi au juste dans notre culture? ces images et ces statuettes, ces jingle bells, ces concerts et ces dindes bourrées de calories qu’a-t-on fait de ton énergie créatrice ? ces dogmes et ces chaires de théologie et ces enseignants et ces multiples juges sur leurs trônes pourpres Bienvenue : toi Yeshua ! toi né hors système hors limite hors cage hors sécurité hors norme mis à nu sur la paille, en fuite vers l’Egypte en révolte au Temple des sages et des philosophes dès l’adolescence et à jamais Bienvenue Yeshua résistant provocateur subversif entraîneur pêcheur conteur rêveur et guérisseur sans domicile fixe sans papier sans une pierre où poser sa tête Bienvenue Yeshua en 2002 – 2003 je te rencontre partout révélé dans ton innocence de petit enfant sidéen ou pas sidéen, beau et bon et lumineux je te retrouve partout déformé, paralysé, brutalisé, violé, monnayé, mille fois trahi amputé d’humanité mais aussi beau et bon tendre et fort et si lumineux je te rencontre en tous à jamais connecté c’est évident que tu m’aimes, que tu nous aimes et je t’aime comme la bougie qui brûle et réchauffe « on on and on ! » jeudi, décembre 12, 2002
Katutura: nous n'avons pas ici une demeure éternelle, aikhôna! Katutura! Un endroit où il ne fait pas bon vivre... même pas une nuit... Mais la rage de vivre dépasse les ombres de la mort et, de ce lieu insalubre, a poussé, comme une plante drue: un lieu de VIE. C'était dans les années cinquante: après la déportation des "gens de trop", surplus people, dans ce dumping ground... aux abords de Windhoek, en Namibie. Aujourd'hui: les gens de Katutura vous souhaitent la bienvenue si toutefois vous passez par là... En voici une petite image, au crépuscule, ou à l'aubre, c'est selon... dimanche, décembre 01, 2002
Aujourd'hui: journée mondiale du SIDA Comment ne pas évoquer ce qui se fait, avec un courage héroïque, chez les plus petits? En voici un exemple: Cela se passe au nord de Johannesburg, en Afrique du Sud. Marie est institutrice dans une école de la région rurale de Rustenberg. Elle et sa famille, une dizaine d'enfants, sont en bonne santé, mais elle voit chaque jour, traînant dans la poussière du bidonville, des orphelins sidéens abandonnés. Les grands-mères n'y peuvent suffire, les pères et les mères sont morts. Les enfants des classes primaires, sidéens ou en santé n'ont plus l'énergie de s'occuper des orphelins, ils n'en ont pas les moyens. Peu d'eau, peu de bois pour la bouillir, pas de pain, pas de place propre, pas de jeux. Ces enfants ressemblent à autant de fleurs desséchées, ils ressemblent à des petits bouts de bougies sans plus rien à brûler.. Femme solide, Marie rassemble une vingtaine d'orphelins dans sa hutte et, avec ses enfants, elle les recueille pour leur offrir une éducation qui respecte leur dignité, même si la mort les menace d'ici cinq ans. Dans ce but, Marie renonce à son poste d'enseignante et donc à son salaire. Il y a urgence. Ma consoeur, Rita, dont la tâche officielle est la visite des écoles de la région à intervalles réguliers, est confrontée à cette situation. Rita touche du doigt la réalité: Marie éduque ces petits; elle s'occupe de leur petit corps, de leur coeur et de leur intelligence. Elle s'adresse à la personne tout entière. - Pour le corps: chaque jour, Marie prépare une assiette de porridge, avec du sucre et un peu de lait quand il y en a, de l'eau bouillie donc potable, peut-être une orange si c'est la saison ou quelques feuilles d'épinard sauvage. - Pour le corps encore: elle fait la toilette des petits et elle les couche sur des nattes propres quand ils ne peuvent plus se lever et, surtout, elle procure ces soins primaires avec amour et tendresse. Le petit corps se sent aimé. Donc, même mourant, il vit. - Pour le coeur et les sentiments: Marie et les enfants jouent, chantent et dansent. Les jeux et les chants, on les invente au gré des énergies fluctutantes de ces petits corps douloureux, cela ressemble parfois aux sons des tambours de fête, d'autres fois aux sanglots agonisants, d'autres fois encore au souffle d'un dernier soupir, lorsqu'un petit remet à Dieu son esprit. Mais le coeur et l'âme y ont leur compte. - Pour l'intelligence: chaque jour Marie ramasse des bouts de papier, des crayons de couleur, de la pâte à modeler, mille petites choses faites maison. On raconte des histoires en chantant en riant en jouant. Les petits sidéens écoutent, répètent, sourient, dessinent, modèlent ce qu'ils sentent et comprennent. Le choix des couleurs, les formes, l'intensité des traits révèlent l'état physique et psychique des enfants. L'intelligence des petits sidéens perçoit le vaste monde qu'ils vont tantôt quitter. Trois semaines plus tard, ma consoeur Rita revient visiter l'école et loge chez Marie. Incroyable! Ces petits qui ressemblaient à des fleurs desséchées ont été arrosés d'eau et d'amour et refleurissent gaiement à la lumière du jour. Un par un ils meurent en route et sont remplacés par d'autres! Ils meurent parfois avec un sourire qui vaut toutes les récompenses du monde. Ils ont vécu ce petit bout de vie dans la dignité d'enfants de la terre dont nous sommes tous responsables. Ils ont été aimés jusqu'à la mort et bien au-delà. Mes petits Bonsaïs. Voilà le nom que je leur donne. Merci Marie, merci Rita... |